Haut-Doubs. Portes du Haut-Doubs. La guerre contre l’ambroisie est déclarée

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Une formation a été proposée à un réseau de référents composé d’élus, de techniciens, de bénévoles associatifs et de professionnels.

L’ambroisie gagne chaque année un peu plus de terrain causant de multiples désagréments pour la santé humaine. Sur le territoire des Portes du Haut-Doubs, on se mobilise pour informer et lutter.

La Communauté de Communes des Portes du Haut-Doubs (CCPHD) a fait de la lutte contre l’ambroisie une priorité à tel point que l’action a été inscrite dans le Contrat Local de Santé. « L’objectif est d’améliorer et de promouvoir un environnement favorable à la santé et à la qualité de vie des habitants du territoire en informant les habitants, les collectivités et les entreprises aux risques polliniques et particulièrement à la lutte contre l’ambroisie » explique Aurore Brochard, chargée de mission Plan Climat Air Energie Territorial. « L’Ambroisie à feuilles d’armoise est une plante envahissante dont le pollen cause un problème majeur de santé publique » poursuit-elle. Il provoque en effet des symptômes allergiques importants qui peuvent entraîner l’apparition de l’asthme ou de l’urticaire. Dans certaines régions françaises, jusqu’à 20% de la population est allergiques à ce type de pollen.

La collectivité lance donc une série de recommandations dont pour commencer apprendre à reconnaitre l’ambroisie et surveillez son terrain. « Il faut par exemple faire attention aux environs des mangeoires pour oiseaux car les sachets de graines commercialisées pour leur alimentation contiennent parfois des graines d’ambroisie, mais aussi éviter les apports de terre extérieur susceptible de contenir des graines. Il convient aussi de ne pas déplacer de terres qui contiendraient des graines ailleurs ». Une attention accrue qui est pourtant encore loin de celle des québécois. Là-bas, les enfants apprennent dès leur plus jeune âge à reconnaitre et arracher celle qu’on appelle l’herbe à poux et ainsi limiter au quotidien son expansion. « La CCPHD a constitué un réseau de référents composés d’élus, de techniciens, de bénévoles associatifs et de professionnels de son territoire, qui aideront à la surveillance de l’espèce et à la lutte ».  Par ailleurs, un capteur de pollens sera installé début octobre 2021 par ATMO BFC sur un des toits du collège Edgar Faure de Valdahon pour mesurer l’importance des pollens d’ambroisie dans l’air sur le périmètre des Portes du Haut-Doubs.