Haut-Doubs. Quand la cryothérapie soigne les douleurs inflammatoires par le froid

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Installée depuis plus d’un an à Pontarlier, le centre Cryopôle propose des séances des cryothérapies pour aider notamment les personnes atteintes de maladies inflammatoires chroniques. Une technique qui a fait ses preuves, notamment chez les sportifs.

Il n’est plus rare de voir des sportifs de haut niveau entrer dans une poubelle remplie de glace, après un entraînement ou match. Si l’image est une peu rudimentaire, le fond est le même : soulager le corps après un effort, par le froid. Le principe même de la cryothérapie.

Quelques minutes à -86°c, en maillot de bain

A Pontarlier, Adeline Andrasik, a ouvert les portes du centre Cryopôle.  » La cryothérapie, c’est un anti-inflammatoire très puissant, qui soulage les personnes atteintes de ce genre de maladies. Le froid provoque dans le corps une sécrétion d’endorphine, hormone qui agit sur l’humeur et offre une sensation de bien-être. » Chaque patient entre alors dans une chambre de cryothérapie, où la température ressentie est de -86°c. Quelques minutes plus tard, c’est la sortie et le retour à une température normale.  » Le corps de déshydrate énormément à l’intérieur, il faut directement boire une fois dehors », poursuit Adeline Andrasik.

A -86°C, le corps libère de l’endorphine.

Jusqu’à 20 séances tous les deux mois

Cyciliste de haut niveau, aux côtés de Thibaud Pinot ou Nacer Bouhanni, Emmanuel a arrêté sa carrière et souffre polyarthrite rhumatoïde depuis. Pour lui, la cryothérapie est devenue essentielle.  » Je pratiquais déjà une forme de cryothérapie quand je faisais encore du sport. En sortant on a froid intérieurement et il ya un coup de fatigue, souvent le soir après une séance. Mais c’est un soulagement pour les inflammations et ça « stabilise » le développement de mes douleurs. C’est l’image de pompiers qui éteignent un incendie, clairement « .

Accompagné de sa femme Céline, le couple pratiquent des séances à l’année.  » Cette technique demande beaucoup de repos aussi au corps. Pour Emmanuel et Céline, le programme est de 20 séances sur un mois, puis près de deux mois de repos. On arrive à 100 séances par an », ajoute Adeline Andrasik. Le traitement impose un coût financier, car non pris en charge par la sécurité sociale. Mais à l’image des médecins de Céline et Emmanuel, la cryothérapie est de plus en plus conseillée par les professionnels et pourrait peut-être un jour avoir la même place que chez nos voisins allemands ou suisses.

A l’intérieur de la chambre de cryothérapie, certains patients bougent quand d’autres préfèrent rester statiques.

Martin SAUSSARD