Haut-Doubs. Sauvegardons le Grands Tétras

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Le magnifique oiseau qui peuple nos massifs doit être préservé

L’énorme oiseau habitant nos forêts serait en danger de disparition, à en croire le Groupe Tétras du Jura (GTJ) qui œuvre pour sa sauvegarde.

On l’appelle aussi coq de bruyère. Le Grand Tétras est imposant par la taille : alors que la poule, modeste, se contente de peser jusqu’à 2.5 kilos et de mesurer 70 cm, le mâle atteint les 5 kilos et peut mesurer jusqu’à 1 mètre 10. Le coq est reconnaissable avec son plastron composé de plumes noires, aux reflets métalliques bleus, violets ou verts. « Le bas du thorax et le ventre sont brun-noir discrètement tachés de blanc et les ailes, courtes et arrondies, de teinte marron. Elles présentent au niveau de l’épaule une petite tache blanche caractéristique », ajoutent les spécialistes de l’association. Quant aux rectrices (les plumes de l’arrière !), elles sont de couleur brune ou noire, ornées de taches blanches au tiers supérieur de leur longueur. Lors des parades nuptiales (ou lorsqu’il est en colère !), elles se dressent pour former une sorte d’éventail. La poule, décidément plus discrète, se pare d’un plumage majoritairement roux, rayé de blanc et de brun sur le thorax, le ventre, les flancs et les cuisses. Deux sous-espèces habitent en France. Celle vivant dans notre massif jurassien est « Tétrao urogallus major”.
Une population en décroissance
La population du grand tétras ne cesse de décroître ces dernières années. Ainsi, en 1995, on estimait le nombre de ces oiseaux entre 398 et 538. En 2010, la fourchette oscillait entre 288 et 312. En 2015, ils ne seraient plus qu’entre 218 à 290. « La dégradation et la modification des habitats ont été des facteurs majeurs du déclin du grand tétras en France depuis 50 ans. Parmi les plus importantes, on peut citer la fermeture progressive des forêts », déplore le GTJ. De plus, les activités de pleine nature hivernales et printanières en forêt sont responsables d’une augmentation des dérangements, entraînant une diminution significative, voire une extinction locale des effectifs de grand tétras sur les secteurs les plus fréquentés. Enfin, les prédations de ponte, de jeunes et d’immatures se multiplient, perpétrés par les renards, les loutres et, plus récemment, par les sangliers et, dans une moindre mesure, par l’autour des Palombes.
Vos observations sont précieuses ! Si vous croisez un grand Tétras, prenez-le en photo et rendez-vous sur le site www.groupe-tetras-jura.org pour en faire part.