Haut-Doubs. Tanneries d’Ornans : l’affaire traîne et impatiente tout le monde…

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L'établissement " Les Tanneries d'Ornans" est au centre d'une affaire de statut administratif et risque une fermeture.

D’un côté, Grégory Lagrange, propriétaire des Tanneries d’Ornans qui souhaite poursuivre son activité de chambres d’hôtes, bar et restauration. De l’autre la mairie, qui lui demande de se mettre aux normes administrativement. La communication ne passent plus entre eux, et la Préfecture a pris le dossier en main.

La carte de restauration de l’établissement est toute fraîche mais cartonne déjà, pour le plus grand plaisir Grégory Lagrange, propriétaire des Tanneries d’Ornans. Au bord de la Loue, le cadre est idéal pour les touristes, comme les locaux. Trente couverts sont enregistrés, à chaque repas, midi et soir, selon lui. L’origine de ce changement de carte n’a pourtant pas été fait par plaisir. Elle fait partie des différentes règles, imposées la Préfecture pour que le gérant puisse garder les mêmes statuts administratif et juridique. « J’ai commencé avec des chambres d’hôtes et un petit bar et aujourd’hui, j’ai aussi un espace restauration, avec toutes les formations nécessaires », explique le gérant.

« C’est un véritable bar dansant le soir »

Pour l’équipe municipale, l’établissement ne respecte pas son statut. « Comme il le dit lui même, il fait 60 couverts par jour, donc il faut se mettre aux normes administrativement. Ce n’est pas un petit lieu de chambres d’hôtes, c’est un véritable bar dansant le soir », glisse un élu. « Lorsque nous sommes arrivés à la mairie, la nouvelle équipe a voulu remettre « carré » certaines choses », ajoute un autre. Depuis l’autorisation de réouverture des lieux publics, l’affaire est revenue sur la table du conseil municipal. Mais c’est maintenant la Préfecture qui a été saisie du dossier. Avec l’enquête en cours, elle se refuse à tout commentaire, mais assure avoir effectué des contrôles surprises.

Histoire de jalousie ?

Après avoir reçu deux courriers de régularisation, avec notamment ce changement de carte. Grégory Lagrange veut comprendre ce qu’il estime être un « acharnement ». « J’ai reçu ces courriers, je me suis mis aux normes, mais j’aimerais aussi que l’on m’aide à comprendre pourquoi ça ne va pas. Je n’ai toujours pas eu de visites surprises de la Préfecture, assure-t’il. Une fermeture administrative pesait déjà lors du premier déconfinement. En fait tout à commencer depuis l’arrivée de cette nouvelle équipe municipale. Je m’entendais très bien avec l’ancienne. J’ai bien compris que derrière cette affaire, il y a de la jalousie familiale. Ce lieu m’a été légué. D’autres le voulait, mais c’est mon bébé, je ne le lâcherai pas », poursuit Grégory Lagrange.

Une théorie balayée par l’autre camp. « Mr. Lagrange tient son établissement depuis 2 ans, donc il n’a pas connu l’ancienne équipe. Il n’y a pas d’histoire, il y a la loi, des consignes et règles à respecter. »

Il y a au moins un point sur lequel les deux côtés s’entendent. Personne ne comprend pourquoi la Préfecture met autant de temps à prendre une décision. Grégory Lagrange à des projets pour le futur de son établissement et la Ville veut passer à autre chose.

M.S