Haut-Doubs. Une étude qui ne manque pas de piquants !

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Regardez-les, observez-les, signalez-les, mais surtout, ne les touchez pas !

Voilà en titre un jeu de mots bien subtil pour parler d’une cause animale saisonnière : celle du hérisson.

L’an passé, une vaste enquête avait été menée en faveur du hérisson, par FNE 25-90 (France Nature Environnement). Les nombreux retours leur avaient permis de dresser un premier bilan quant à la présence de l’animal dans les départements concernés. Le premier constat est plutôt alarmant : le hérisson se fait de plus en plus rare et, d’après les scientifiques, il pourrait disparaître d’ici 2050.
Les raisons de son déclin sont avant tout, et essentiellement, humaines. L’utilisation massive de pesticides empoisonne la nourriture des hérissons, tout comme les collisions routières. Ces dernières seraient à l’origine de 700 000 décès par an. Une véritable hécatombe ! Pourtant, ce petit animal est un véritable témoin de la bonne qualité des écosystèmes, et un allié de poids pour les jardiniers. En effet, son menu se compose de limaces, d’escargots et d’autres insectes, destructeurs de plantations.
C’est pourquoi votre concours est indispensable, en qualité d’observateur. Si vous apercevez le petit mammifère au gré d’une promenade ou au fond de votre jardin, entre autre, rendez-vous sur le site www.fne2590.org et faites part de votre observation. Le lieu de la rencontre, l’état de santé de l’animal (ou des animaux, en fonction), le jour et l’heure, l’âge… vous seront demandés. Une photo serait fortement appréciée, même si le hérisson est mort.
FNE25-90 insiste sur un dernier point : le Hérisson d’Europe est une espèce protégée, et bénéficie d’un statut de protection réglementé ! Sont interdits par la loi : la destruction ou l’enlèvement des nids, la mutilation, la destruction, la capture, le transport, la détention, la vente ou l’achat (sauf spécimen légalement détenu) de l’animal (article L. 411-1 du code de l’environnement).