Haut-Doubs. Une nouvelle station d’épuration pour le Val d’Usiers

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La nouvelle station d'épuration du Val d'Usiers est attendue pour fin 2021. Image d'illustration

Le premier coup de pioche a été donné en novembre dernier et la toute nouvelle station d’épuration devrait voir le jour en fin d’année.

L’équation est simple : l’actuelle station d’épuration n’est plus assez performante pour le nombre d’habitants des communes de Goux-les-Usiers, Byans-les-Usiers et Sombacour et parallèlement, le nombre d’habitants de ce secteur ne cesse d’augmenter. Il fallait donc trouver une solution efficace pour traiter les eaux usées. D’autant plus qu’il y a deux ans, le SACTOM (le Syndicat d’Assainissement et de Collecte et Traitement des Ordures Ménagères) alors présidé par Olivier Mareschal, avait été mis en demeure par la préfecture de trouver une solution, l’équipement ne répondant plus aux normes environnementales actuelles. Autres défis de taille : traiter les boues qu’il est désormais interdit d’épandre en pleine nature (Covid oblige !) et réagir face à la hausse du litrage de lait de la fromagerie Napiot, tout comme le traitement des eaux de la SCAF du Val d’Usiers (Société Centrale d’Aviculture de France).
Actuel président du SACTOM, Nicolas Muyard met tout en œuvre pour mener ces travaux à bien, dont il explique la teneur et les coûts. L’architecture de la future station se base sur celle des fermes comtoises et elle sera entièrement fermée. Un confort olfactif certain pour les riverains soulagés. En lieu et place de la future ex-station se tiendront des bassins de décantation lente. Le président souligne que la commune de Pisenavache est autonome quant aux traitements de ces eaux usées. Le coût global de tels travaux est estimé à près de 3 100 000€, dont 1 250 000€ seront financés par l’agence de l’eau et du Département. Le reste sera à la charge du SACTOM. Des coûts importants qui, fatalement, se retrouveront impactés sur les factures des usagers. Toutefois, le SACTOM confiera très certainement la compétence au CCA800 à l’orée de 2026, ce qui entraînera une harmonisation des coûts.
Une deuxième station devrait elle-aussi voir le jour pour le traitement des eaux de la fromagerie et de la SCAF qui ont fait de le choix de traiter elles-mêmes leurs propres rejets.