Haut-Doubs.Valdahon. Devenez le premier maillon de la chaîne des secours !

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Les pompiers vont progressivement inclure ce nouvel outil dans leur gestion quotidienne des secours

Les arrêts cardio-respiratoires se terminent malheureusement en très grande partie par un décès. Dans 8% des cas seulement, la victime revient à la vie. Sauf si des gestes de secourisme sont pratiqués rapidement…

« Entre le moment où le centre de traitement des alertes (CTA) reçoit l’appel, mobilise l’équipe de sapeurs-pompiers et l’arrivée de ceux-ci sur place, il peut se passer un peu moins de 20 minutes sur certains secteurs les plus éloignés d’un centre d’incendie et de secours du département » explique le Capitaine Charles Claudet, chargé de communication du Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS). Or, chaque minute compte pour augmenter les chances de survie d’une victime. D’où l’intérêt de pouvoir mobiliser des citoyens capables de pratiquer les premiers gestes de secours avant l’arrivée d’une ambulance. « C’est tout l’intérêt de cette application téléphonique gratuite, Staying Alive, qui repose sur la mobilisation de bons samaritains ».

Concrètement, il est fait appel aux personnes formées, par exemple bénévoles dans une association agréée de sécurité civile comme la Croix Rouge, les professionnels de santé, les titulaires d’un diplôme de secouristes au travail, celles et ceux qui ont suivi des formations PSC1 ou gestes qui sauvent… Ils peuvent être les premiers maillons de la chaîne de secours, sous réserve bien entendu de prouver leurs compétences en envoyant leur diplôme au gestionnaire de l’application. « En cas de besoin, ces bons samaritains reçoivent une notification envoyée par le CTA qui les aura déclenchés car ils auront été géolocalisés à proximité d’une victime en arrêt cardio-respiratoire » précise le Capitaine Claudet. Même les personnes non formées peuvent être très utiles. Il leur sera proposé d’apprendre les gestes qui sauvent mais, en attendant, elles sont susceptibles d’être appelées elles aussi pour venir en aide à un bon samaritain formé « pour apporter sur les lieux un défibrillateur semi-automatique (DSA) géolocalisé à proximité, un appareil qui permet de relancer le cœur et que l’on trouve désormais dans beaucoup de rues et lieux publics ».

Plus le nombre de citoyens engagés sera important plus le dispositif sera efficace. On estime en effet que la présence d’un DSA et d’une personne apte à intervenir avant l’arrivée des secours multiplie par cinq les chances de survie. Alors tous à vos téléphones, d’autant plus que l’appli propose des tutoriels permettant d’effectuer les premiers gestes sur une victime. « Selon les retours d’expérience, nous pourrions d’ailleurs évoluer sur une mobilisation des bons samaritains pour d’autres cas ».