Haut-Doubs. Valdahon. Les candidats au service civique ne se bousculent pas

Encore une fois, les deux offres de postes en service civique à l’école Saint-Exupéry vont rester vacants, faute de candidats. Difficile à comprendre ? Peut-être pas tant que ça quand on se penche sur la réalité de ce contrat.

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Cette année encore, les 275 élèves devront sans doute se passer de la présence de services civiques.

« L’accomplissement d’une mission de service civique permet d’étoffer un CV voire de le valoriser. C’est la possibilité de vivre de nouvelles expériences et vous ouvrir à d’autres horizons en effectuant une mission au service de la collectivité. En accomplissant une mission de service civique, vous aurez la possibilité de recevoir et de transmettre le sens des valeurs républicaines et de contribuer au renforcement du lien social ». Des mots que l’on peut trouver sur le site de l’académie de Besançon où il est détaillé l’intérêt d’un tel contrat qui a priori a de quoi séduire. En entrant dans les détails, on en apprend un peu plus : « C’est un engagement volontaire au service de l’intérêt général ouvert aux 16-25 ans, élargi à 30 ans aux jeunes en situation de handicap ». Accessible sans condition de diplôme, il ne peut excéder une durée de 10 mois non renouvelable. Son statut est particulier : ni salarié ni bénévole, la relation qui le lie à la structure est une relation de collaboration et non de subordination. Il perçoit pour un temps plein une indemnité maximale de 580,62 € nette et non soumise à l’impôt sur le revenu. Enfin, le volontaire bénéficie des vacances scolaires.

Une troisième année blanche

« Je fais ma troisième rentrée à l’école élémentaire Saint-Exupéry à Valdahon et chaque année nous avons tenté de recruter deux jeunes en service civique… nous n’avons jamais eu le moindre candidat les deux premières années et là, malgré quelques touches, il n’y a eu aucune suite » déplore la directrice Béatrice Chibout. L’Etat qui a mis en place ces contrats a défini beaucoup de missions pour « contribuer aux activités éducatives, pédagogiques et citoyennes de l’école primaire ». Une liste qui peut faire peur, par manque de formation « ce qui s’ajoute à la faible rémunération proposée, dans notre cas 473 € par mois pour 26 heures effectives par semaine ». Avec ses 275 élèves, l’école valdahonnaise va sans donc sans aucun doute vivre une nouvelle année scolaire sans nouvelles recrues.