Haut-Doubs. Valdahon. Les combats oubliés de juin 1940

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Des combats violents ont eu lieu au Trou au Loup.

Passionnés d’histoire locale, Cédric Gaulard, Valentin Métral et Valentin Brenot, par ailleurs fondateurs de l’association Mémoire de nos pères, évoquent les combats souvent oubliés de juin 1940.

Ces quelques semaines de l’année 1940 ont certes été marquées par l’appel du Général De Gaulle mais contrairement à une idée trop souvent répandue dans l’opinion publique, elles ne sont pas déroulées sans combats. Bien au contraire. Dans le Doubs notamment, militaires français et alliés mais aussi civils n’ont pas baissé les armes. « Il y avait certes une réelle désorganisation au sein de l’armée, des manquements au niveau du commandement et des soucis dans les communications mais alors que la France s’apprêtait à capituler en signant un armistice avec Hitler, des hommes ont combattu pour stopper l’avancée allemande » explique Valentin Brenot qui avec ses deux camarades a recueilli témoignages, documents et photos de cette période trouble qui a précédé de longues années d’occupation.

« Les troupes françaises reculaient depuis l’Alsace et pour freiner la Wehrmacht des combats stratégiques afin de retarder cette progression se sont produits dans les environs. Cette mobilisation de militaires comme de civils, des anciens combattants de la première guerre mondiale par exemple, a permis à certains de rejoindre les Forces Françaises Libres ou de constituer les premiers maquis ».

Besançon, Pontarlier, Val de Morteau, Morre, Aissey, vallée du Dessoubre, Villers Chief, Eysson, Maîche, Saint-Hippolyte…les accrochages n’ont pas manqué. Certains plus importants comme à Vercel où les spahis algériens ont tenu tête aux allemands allant jusqu’à capturer un officier détenteur d’informations importantes. A Pierrefontaine-les-Varans et dans les environs également, où soldats français et polonais ont résisté à l’ennemi. 41 morts ont été à déplorer, 35 militaires et, 6 civils dont Elie Normand, maire de La Sommette « tué par erreur sous les balles françaises alors que les allemands l’avaient emmené avec eux pour parlementer. Les Français, voyant arriver sur eux un side-car allemand n’ont probablement pas vu qu’un civil était passager et ont ouvert le feu ».

Attachés au devoir de mémoire, les trois auteurs ont tenu à ce que ces combats trop souvent oubliés soient désormais connus de tous.

 

Cet ouvrage au prix de 22 euros est à réserver dès maintenant auprès de Valentin Brenot. Tous renseignements par mail : valentin.brenot@outlook.com ou par tél : 06 72 90 51 66.