Haut-Doubs. Valdahon. Quel avenir pour l’affichage électoral ?

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Le temps n'est-il pas venu de se passer de cet affichage? Pas si simple...

En mai prochain, ils fleuriront dans toutes les communes de France. En métal ou en bois, achetés ou faits maison, ces panneaux sont souvent un casse-tête pour les maires.

Dura Lex sed lex : la loi est dure mais c’est la loi ! Toute commune quelle que soit son importance doit donner à chaque candidat ou à chaque liste le même espace pour afficher sa propagande politique avant un scrutin. De même que tous les électeurs reçoivent les professions de foi de tous ceux qui briguent un mandat, ils doivent aussi pouvoir voir leur tête en sortant de chez eux ! Le code électoral l’impose avec selon la taille de la commune un, deux, trois… voire même plus encore d’emplacements ce qui de fait multiplie le nombre de panneaux.

Exemple avec les élections qui se dérouleront les 13 et 20 juin avec deux scrutins, l’élection régionale et les élections départementales. Théoriquement, si dix candidats et dix listes sont au départ, toute commune devra installer 20 panneaux réglementaires. Une ville comme Valdahon devra en mettre le double, 20 vers la mairie et 20 autres près de l’espace Ménétrier.

Le sénateur du Doubs, Jean-François Longeot a saisi sur le sujet la ministre de la Cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, l’alertant sur les coûts, 100 à 150 € HT par panneau et le décalage entre cette façon de communiquer et les habitudes d’aujourd’hui : d’autres modalités, numériques bien sûr, lui semblent possibles pour limiter les dépenses comme l’impact environnemental.

Une question déjà dans les tuyaux de la République puisqu’une proposition de loi a déjà été adaptée au Sénat il y a quelques mois prévoyant un choix pour les candidats de disposer ou non de panneaux sachant que beaucoup sont inutilisés…bien qu’obligatoires.

Par contre, un passage au tout numérique semble inenvisageable à l’heure actuelle car tous les citoyens ne disposent pas de ces outils et que c’est le principe même d’égalité qui serait remis en cause.