Haut-Doubs. Valdahon. Un double Cocorico pour Camille et Sylvain Petit

A tout juste 22 ans, Camille Petit affiche déjà un solide palmarès à son actif dans sa discipline de prédilection, le quad cross. Elle est désormais championne de France, tout comme son frère Sylvain.

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Frère et soeur ont décroché le titre national dans la même discipline.

Pour la jeune fille, tout a commencé très tôt. Elle se souvient en effet être monté à conduire son premier quad à …2 ans et demi ! « A l’époque ce n’était que pour faire quelques balades tranquilles » précise-t-elle. Mais déjà, elle est passionné de sport et en plus de ce qui n’est alors qu’un loisir, elle pratique d’autres disciplines mais à l’adolescence, le moment est venu de faire de la compétition : « J’ai débuté en 250 cc à l’âge de 13 ans puis très vite j’ai rejoint la catégorie des 450 cc ». On est alors bien loin des promenades puisque Camille allie vitesse et agilité en quad cross.

C’est face aux garçons qu’elle s’impose peu à peu jusqu’à obtenir il y a deux ans un titre de championne du monde en relais sur douze heures avec deux coéquipières. « A ce moment-là, j’ai rejoint ceux qui étaient mes idoles à mes débuts avec un titre prestigieux ». Pascal le papa et Sylvain lui aussi pilote favori dans la même discipline avaient déjà de quoi être fiers.

La jeune fille ne s’est pourtant pas reposée sur ces premiers lauriers. Si elle n’a pas pu s’aligner cette année au niveau mondial, c’est en championnat de France qu’elle a fait parler d’elle. Quatre courses, avec chaque fois trois manches de trente minutes, toujours au milieu des garçons et au final, quatre victoires. Camille est donc devenue championne de France de quad cross élite. Un titre avec une saveur très particulière pour la famille Petit. « Mon frère Sylvain est lui aussi champion de France dans la discipline ». On imagine la joie des deux pilotes et de toute leur famille au moment de monter sur le podium. Un moment qu’elle résume en quelques mots : « c’est énorme, incroyable ». Loin d’être rassasiée, elle vise encore des titres au niveau régional, national et international. Et quand on lui parle de la place restreinte des femmes dans cet univers masculin, elle réplique : « Si des filles veulent se lancer, elles ne doivent pas hésiter. L’ambiance est bonne et contrairement à une idée reçue, pas misogyne. Il faut y croire. La preuve ! »