Haut-Doubs. Villers-le-Lac. Des incivilités inacceptables

109
Ces décorations sont gracieusement mises à disposition de la commune par Décora création, un artisan local.

La petite ville frontalière de plus de 5000 habitants est loin d’être victime d’une délinquance démesurée. Réputée tranquille, le moindre événement est donc d’autant plus mal ressenti.

Dans la nuit du 28 au 29 janvier, huit voitures ainsi que le bus de transport scolaire ont été détériorés à l’aide de pistolet airsoft munis de billes en acier occasionnant des dégâts sur les parebrises et brisant des vitres.

Déjà quelques jours plus tôt, ce sont les décorations de Noël qui ont été visées. Alors que les figurines de pingouins avaient déjà été volées en décembre puis retrouvées et les auteurs punis, en janvier, c’est une destruction pure et simple qui a été à déplorer.

« Heureusement ces actes restent des événements isolés » rassure la police municipale qui dans chaque cas a dressé les premiers constats et transmis à la gendarmerie nationale, tout en invitant les victimes à déposer une plaine en bonne et due forme. Faut-il voir dans ces incivilités les conséquences du couvre-feu ? Des jeunes qui n’ont plus la possibilité de sortir s’amuser et s’ennuient… ayant l’idée stupide de jouer les rebelles en s’en prenant aux biens dans la rue ? L’enquête le dira.

Pour aider les autorités à trouver ces délinquants, la vidéoprotection en place à Villers-le-Lac depuis 2014 sera sans doute un sérieux atout. « Nous disposons de 15 caméras disposées dans des lieux stratégiques. Ce dispositif a déjà permis de résoudre près de 70% des cas d’incivilités et quant aux délits plus graves, ils permettent très souvent d’obtenir des éléments probants » se félicite la police municipale.

Le responsable rappelle que le centre de visionnage est uniquement accessible à la police municipale et à madame le maire et ce dans le plus strict respect de la vie privée des citoyens. Que la ville peut recevoir une requête du Procureur de la République ou de la gendarmerie dans le cadre d’une enquête. Toutes les vidéos sont conservées 30 jours sur disque dur et ensuite automatiquement détruites.