Haut-Doubs. Villers-le-Lac. Impressionnant Châtelot

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Des travaux impressionnants!

Construit entre France et Suisse dans les années 50, le barrage du Châtelot est un édifice qui aujourd’hui encore fascine. Des archives ressortent aujourd’hui et permettent de mesurer l’ampleur du chantier.

Les réseaux sociaux sont souvent, et à juste titre, décriés pour le flot de bêtises et autres insultes et mensonges en tout genre que l’on peut y trouver. C’est aussi un moyen pour des utilisateurs de partager leurs passions et trouvailles comme l’a fait récemment un internaute qui a retrouvé photos et articles de presse du chantier de construction du barrage du Châtelot. C’était il y 70 ans.

Les travaux ont en effet commencé en 1950 et ont duré 3 ans avant la mise en eau de ce barrage voûte situé à hauteur du hameau du Pissoux. A cheval entre les deux rives du Doubs, sur la frontière franco-suisse, il affiche des mensurations imposantes : « long de 160 mètres, haut de 74 mètres, épais de 14 mètres à la base et de 3 mètres au couronnement, sa retenue d’eau est d’environ 18 millions de mètres cubes ». Les archives évoquent également l’usine électrique basée sur la rive suisse à 2km de là ainsi que la puissance annuelle annoncée à l’époque, à savoir 100 millions de kilowatts. Sans oublier une élévation provoquée de la rivière de l’ordre de 70 mètres.

Le chantier en lui-même a été laborieux avec une arrivée des matériaux par chemin de fer jusqu’à Villers-le-Lac puis par camions ensuite avec des navettes circulant jour et nuit. Sur place, deux gigantesques grues ont été installées ainsi qu’un pont de service. D’autres chiffres ont de quoi impressionner quant aux matériaux utilisés : 30000 mètres cubes de pierres, 7000 mètres cubes de graviers, 13000 mètres cubes de gravillons et autant de sable ainsi que 14500 mètres cubes de ciment ! Un peu plus de deux milliards de francs ont été investis dont un tiers à la charge de la France.

La prouesse technique réalisée au cœur de cette vallée encaissée a bien entendu suscité beaucoup de curiosité comme en témoignent les chiffres des visites de badauds…on en comptait dès la fin des travaux 2000 chaque dimanche et même 5000 le jour de la Pentecôte qui a suivi la mise en eau !