Haut-Doubs. Villers-Le-Lac. Un point sur la forêt communale

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Chaque année les élus se rendent sur le terrain avec l'ONF.

Gérée par l’ONF, la forêt publique de Villers-le-Lac fait l’objet d’une gestion prévisionnelle qui permet comme actuellement de limiter son exploitation pour s’adapter au marché.

« Notre forêt communale qui est gérée par l’ONF dans le cadre d’un contrat d’aménagement forestier qui couvre la période 2014-2033 recouvre 227 hectares auxquels s’ajoutent des parcelles privées sur près de 1000 hectares, gérées elles par des syndicats de propriétaires privés » explique Dominique Mollier, maire de Villers le Lac. Comme elle le fait à chaque année avec ses collègues élus du conseil municipal, elle a convié ceux-ci à une visite afin que chacun comprenne bien l’exploitation de ce patrimoine forestier. C’est le secteur de la gare qui a été retenu afin de prendre conscience des conditions d’exploitation parfois compliquées, en l’occurrence avec la voie ferrée qui traverse les parcelles.

« La forêt est évidemment le poumon vert de notre commune avec une grande partie ouverte au public et parfois aménagée pour les activités de pleine nature comme la randonnée ou le VTT… mais nous avons aussi comme près du Saut- du Doubs une quarantaine d’hectares inaccessibles et sanctuarisées pour protéger notre grand site national ».

S’étendant à une altitude variant entre 700 et 1050 mètres avec une majorité de sapins et épicéas mais aussi bon nombre de feuillus, la forêt de Villers-le-Lac s’étend sur les massifs du Saut-du-Doubs, le secteur de la gare et celui des côtes. Comme partout dans la région, elle n’échappe pas aux dégâts provoqués par les scolytes. « Par solidarité avec les communes beaucoup plus impactées, nous limitons volontairement nos ventes à hauteur de 20000€ au lieu de 50000€ habituellement » explique l’élue. Le contrat d’aménagement prévoit une coupe annuelle de 1300 m3, revue à la baisse pour ne pas saturer le marché et voir les cours s’effondrer. Les revenus forestiers ne représentent qu’une part infime dans le budget communal alors que pour d’autres, cette part peut monter jusqu’au tiers.