Heures heureuses

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De vifs coquelicots oscillaient au bord
d’une départementale

Alors qu’en ce dimanche midi,
j’allais déjeuner en famille.

Un peu comme pour me rappeler,
que le temps passe toujours trop vite,

Et que si l’on n’y prend pas garde, on se fane,
ou l’on s’éparpille.

Il faisait beau, presque trop chaud,
l’excessif s’avérait présent,

Déjà, la veille lorsque déblatérait, stupide,
Camelia Jordana.

Hélas rien de très surprenant, dans ce contexte radical,

Où ceux qui traitent mal leur mal,
opèrent à leur désœuvrement.

Qu’importe, je poursuivais ma route,
désabusé mais épargné,

De ces toxiques turpitudes, des ressentiments incompris,

En partance pour me réfugier vers un réconfortant abri,

Où règnent l’Amour, l’espérance, la paix, la générosité.

Les vaches me regardaient passer,
m’apparaissant heureuses, complices,

On eût dit qu’elles me souriaient,
qu’elles percevaient cet enthousiasme,

Cette flamme résiliente, paisible,
comme remède à tant de marasmes,

Qui donne sens à l’existence,
sans mensonge et sans artifice.

De ces heures heureuses afflue,
une source inépuisable d’envies :

Cette exaltante transcendance :
fierté du devoir accompli.

Sorte de guide de l’écriture, un déconfinement progressif

Une libération de l’esprit, vers un idéal extensif…

De vifs coquelicots oscillaient au bord
d’une départementale

Alors qu’en ce dimanche midi,
j’allais déjeuner en famille.

Un peu comme pour me rappeler, que le temps passe toujours trop vite,

Et que si l’on n’y prend pas garde, on se fane,
ou l’on s’éparpille.