Hommage à Samuel Paty

"Dans notre France, les lumières ne s’éteignent jamais"

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Les enfants étaient les principaux participants à cet hommage. Ils seront la mémoire de demain en dévoilant la plaque en présence du Préfet, du Recteur et de l'Inspecteur principal d'académie ©YQ

« Dans notre France, les lumières ne s’éteignent jamais »

C’est en reprenant les mots du Président de la République prononcés à l’occasion de la cérémonie d’hommage au professeur d’Histoire-Géographie le 21 octobre 2020 que le Préfet a conclu son hommage un an jour pour jour après l’assassinat de Samuel Paty.

Jean-François Chanet, le Recteur de l’Académie et Jean-François Colombet, le Préfet du Doubs, ont dévoilé la plaque au centre du patio du futur rectorat qui portera le nom de Samuel Paty, devant Anne Vignot la Maire de Besançon ©YQ

Jean- François Colombet et Jean-François Chanet, le recteur de l’Académie de Besançon ont dévoilé une plaque au centre du patio de ce qui sera, dans quelque temps, le siège du rectorat à Besançon.

Le recteur de l’Académie de Besançon, Jean-François Chanet, a égrené la triste liste des attentats et assassinats jusqu’au funeste jour du 15 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine ©YQ

Moment d’émotion intense, les deux hauts fonctionnaires étaient entourés des parlementaires bisontins, de la Maire de Besançon et de nombreux élus. Autour d’eux aussi, des enfants sûrs de participer ce 15 octobre 2021 à un événement qui les marquera pour leur vie.

Jean-François Colombet pendant son allocution d’hommage à Samuel Paty le 15 octobre 2021, dans le jardin intérieur de la cité administrative Sarrail, prochain siège du rectorat ©YQ

« Il est mort parce qu’il donnait du sens à sa mission éducative…élever le niveau des enfants pour penser par eux-mêmes. Il cherchait le moyen de faire réfléchir ».

Apprendre, s’exprimer en liberté « c’est dresser un rempart contre l’ignorance, un rempart contre le racisme, un rempart contre les dérives misérables » a poursuivi le Préfet avant de demander une minute de silence au cœur de ce patio où battra dorénavant le cœur de celui qui est mort pour la liberté de penser et d’expression, une exception de la laïcité à la française.

Yves Quemeneur