Il suffirait d’un signe…

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La méthode est-elle vraiment encore en vigueur à l'heure des portables?

La presse a ses marronniers, ses articles qui ressortent toujours à la même saison. Les réseaux sociaux ont aussi les leurs comme ce tableau de signes que laisseraient des cambrioleurs pour leurs complices… Vrai u faux ? Difficile à savoir.

 

Une croix, signe le plus répandu signifierait « projet de cambriolage ». En d’autres termes, si les cambrioleurs apposent ce signe devant chez vous, c’est qu’ils ont choisi votre lieu d’habitation pour une future opération. Un triangle indiquerait la présence d’une femme seule dans la maison. Un « N » conseillerait de cambrioler la nuit. Dans le même ordre d’idées, un « D » conseille aux malfrats d’intervenir le « Dimanche » tandis que « AM » signifie qu’il est préférable d’opérer l’après-midi. Un « Y » rédigé à l’envers alerterait sur la présence d’une alarme dans la maison visée. Enfin, un losange informerait que la maison est inoccupée.

Même la gendarmerie relaie régulièrement ce type de publication montrant des signes, plus ou moins discrets, possiblement laissés par des cambrioleurs, lors de leurs repérages, sur la façade, le portail, la boîte aux lettres ou un endroit visible à l’extérieur des habitations. Autant dire que les partages vont bon train avec leur lot de commentaires où toutes les haines et frustrations sont au rendez-vous… A défaut de certitudes, comme le dit l’adage populaire, mieux vaut prévenir !

A l’heure où il semblerait plus facile d’effectuer des repérages avec photos et échanges de sms, difficile de croire que ce système qui semble tout droit sorti du moyen âge subsiste. Un spécialiste a même fait le parallèle avec les méthodes attribuées aux malfaiteurs et incendiaires au XVème siècle. Des enquêtes journalistiques ont donc été menées, conduisant à découvrir cet alphabet du voleur sur un site d’extrême droite stigmatisant les roms et les gens du voyage notamment et plus généralement bien sûr tout individu qui n’est pas français de souche. D’autres pages de pseudo-associations officielles relaient évidemment et la rumeur peut ainsi prospérer, méthode qui elle, contrairement à ces signes, est plus que jamais utilisée non par les voleurs mais par les manipulateurs, d’opinion en l’occurrence. Enfin, en cas de doute, il est toujours possible d’envoyer des signaux de fumée pour avertir l’entourage.