Je compte sur l’été

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Voilà que le jour le plus long vient de passer, la nature nous signifie que le grand départ est
donné. En guise de drapeau à damier, celle-ci nous
régularise 25, 28, à 30 degrés.

Je compte sur l’été pour tout recommencer, pour se régénérer, pour se réinventer.

De beaux jours passés à ne rien regretter,
à pardonner, à vibrer, à s’améliorer d’exister.

Encore du temps (oui toujours lui ce fameux temps), dilapidé à espérer, à admirer les robes à fleurs. A envisager plus ou moins d’apprivoiser, quelques parcelles de quelques belles, plus ou moins bronzées.

Je compte sur l’été pour cette sensation d’air doux, pour y respirer l’air du temps, appréhender les éléments. Que soient aussi agréables, le dehors, le dedans. Savourer le goût de la vie, de l’amour des gens.

Je compte sur l’été pour les apéros à rallonge, les discussions interminables, contradictions inévitables. De tout façon, contradictoire, on l’est tous plus ou moins, l’essentiel est de vivre avec, gérer, avancer vers demain.

Je compte sur l’été pour trouver un souffle
nouveau, reperdre deux ou trois kilos, oui je sais bien, promis maman, “Pas plus, pas trop”.

Reconquérir des sensations perdues, courir
“dix kil(s)” à douze et demi. Et si possible encore au dessus.

Je compte sur la chaleur pour qu’elle nous dévoile, nous débarrasse de nos paraîtres, de ces mues comportementales. Qu’elle nous rapproche, qu’elle incite aux échanges, verbaux et idéologiques,
phéromonaux et génétiques.

Je compte sur “Le soleil donne” de Voulzy, pour entretenir l’idéal, l’utopie, le cérébral.

Pour ressourcer ces ondes d’intériorité, qui affluent à mon esprit, tous ces mots, toutes ces pensées.

Je compte aussi sur vous pour y participer, se dire que maintenant c’est assez, on va changer, allez, allez ! Cesser de se baser sur son seul pré carré, céder à la facilité des habitudes programmées.

Car finalement, c’est là où réside la vraie liberté. Celle qui nous bouscule, nous désarme, mais
augure d’autres horizons. D’autres aventures, d’autres challenges, d’autres saisons.

Du plus, du mieux, du vrai, à tous les étages et tous les rayons.

Je compte sur l’été pour tout recommencer, pour se régénérer, pour se réinventer.

De beaux jours passés à ne rien regretter,
à pardonner, à vibrer, à s’améliorer d’exister.