Haut-Doubs. A Pontarlier : Jean-Baptiste Michaud: portrait d’un pontissalien “conventionnel”.

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L'homme politique français, avocat de formation, Jean-Baptiste Michaud, né à Pontarlier, a vécu jusqu'à l'age adulte, dans cette maison de la rue Vannolles.

Jean-Baptiste Michaud est né le 17 avril 1759 à Pontarlier, dans une maison de la Rue Vannolles, que l’on peut découvrir sur notre visuel.

Il appartenait à une famille qui possédait la seigneurie du Doubs et était le fils du maire de Pontarlier de l’époque (NDLR: Charles-François Michaud entre 1790 et 1795). Jean-Baptiste Michaud a entamé ses études au collège de Pontarlier, et a prolongé son apprentissage à l’Université de Besançon, où il choisit le droit.
Il sera reçu avocat au parlement le 24 juillet 1777. Il exercera la profession d’homme de loi et deviendra administrateur du département du Doubs après 1789.
Partisan des idées nouvelles, il est élu député du Doubs à l’Assemblée législative le 30 août et opine avec la majorité réformatrice.
Réélu, le 4 septembre 1792, membre de la Convention (1), Michaud vote, dans le procès du roi, pour la mort sans appel ni sursis.

En 1816, , il est atteint, par la loi contre les régicides (2), et se retire en Suisse, à Monthey, où il vécut ignoré avec deux de ses anciens collègues, Descamps et Montaut, exilés comme lui.

(1) La Convention Nationale est le régime politique qui gouverne la France entre le 21 septembre 1792 et le 26 octobre 1795, lors de la Révolution Française.

(2) La loi du 12 janvier 1816, dite “loi contre les régicides”, proclamée par Louis XVIII et votée par la Ire législature de la Seconde Restauration, décrète une amnistie des soutiens de Napoléon Bonaparte durant les Cent-Jours, à l’exception des membres de sa famille et des députés qui ont voté la mort de Louis XVI en 1793 et plus tard soutenu l’empereur, qui sont condamnés à l’exil. 171 conventionnels sont bannis du territoire national.