Jean-Luc Percevault, l’écriture comme échappatoire

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Au début, ce ne devait être qu’une nouvelle mais au fil du temps et des pages écrites, cela devint un roman dont l’intrigue se déroule notamment dans nos contrées. Rencontre avec un écrivain pas comme les autres.

De quoi parle votre roman « Le pont du général » ?
Pour résumer, on pourrait simplement dire qu’il s’agit de la loyauté et de l’amitié qui perdure au-delà des générations et des siècles. Un général romain est assassiné et ses plus fidèles serviteurs érigeront un pont en sa mémoire, avec la ferme intention de venger sa mort. Cette vengeance aura lieu des siècles plus tard, à notre ère.

Où se déroule l’intrigue ?
Un peu partout en France, avec une petite incursion aux États-Unis. L’intrigue nous fait voyager dans l’Hexagone et notamment en Franche-Comté, une région qui m’est chère.

Vous êtes vous-même franc-comtois ?
Pas du tout ! De souche, je suis un pur produit breton. Ma famille y est installée depuis des générations. D’ailleurs, pour la petite anecdote, elle a même dû changer de nom lorsqu’elle s’est vivement opposée au roi de France de l’époque. En ce qui me concerne, j’ai rejoint la Franche-Comté, les Fourgs plus précisément, en 2007 pour des raisons professionnelles et je suis tombé amoureux de la région. Cela fait donc plus de 10 ans que je suis un vrai Bourri, et fier de l’être !

Qu’est-ce qui vous a séduit dans le Haut-Doubs ?
A peu près tout ! Les paysages sont magnifiques, le climat, bien que rude, est très appréciable et les gens fort sympathiques. Et que dire de la gastronomie ? Une merveille ! J’ai d’ailleurs la chance de pouvoir aujourd’hui travailler dans la restauration.

Votre métier d’origine ?
Absolument pas ! J’étais mécanicien en arrivant dans la région et, comme beaucoup, j’ai été attirée par les sirènes de la Suisse. Mais cela n’a pas duré et en 2015, je me suis retrouvé sans emploi. C’est à ce moment-là, et pour ne pas sombrer, que je me suis mis à écrire.

Peut-on parler de traversée du désert ?
Complètement. Les offres que l’on me proposait ne correspondaient pas du tout à mes attentes, et étaient parfois même scandaleuses. Je tournais en rond, ballotté entre déception et désillusion. Et, un beau matin, je me suis réveillé avec l’image d’un pont romain en tête, semblable à celui présent sur la couverture du livre aujourd’hui. Et l’image m’est restée, elle a tourné dans ma tête et de là, l’histoire a commencé à germer.

Vous avez commencé par une nouvelle, c’est bien ça ?
Au début oui, cela ne devait pas excéder quelques pages. Mais ma femme, férue de lecture et faisant partie d’un club de lecteurs, a lu ce que j’avais écrit et m’a vivement encouragé à écrire la suite. Je me suis donc lancé et de fil en aiguille, je me suis retrouvé avec plus de 180 pages A4. Mon épouse l’a fait lire à ses amis du club et tous ont admis que l’histoire tenait la route. Je ne dis pas qu’ils ont tous aimé, mais aucun ne m’a dit que cela ne fonctionnait pas.

Vous avez ensuite envoyé vos manuscrits ?
Oui, j’ai effectué une petite douzaine d’envois à des maisons d’éditions plutôt confidentielles. Je ne me faisais aucune illusion quant aux grandes maisons et je pense avoir eu raison puisque toutes m’ont répondu par la positive. Je n’ai eu que l’embarras du choix et ce sont les éditions Sydney Laurent qui m’ont le plus séduit.
Quels ont été vos sentiments lorsque vous avez tenu votre livre dans les mains ?
Ce fut un moment d’étonnement : ce que j’avais imaginé était devenu concret et se trouvait désormais sous la forme d’un ouvrage. De la satisfaction aussi, d’être allé jusqu’au bout de pouvoir transmettre quelques traces de moi à mes descendants.

Une petite anecdote sur le livre pour conclure ?
Les lecteurs trouveront dans ces pages l’authentique recette du mont d’Or … à la Bretonne (rires) ! Une spécialité interrégionale plutôt délectable !

« Le pont du Général », paru aux éditions Sydney Laurent, est disponible sur les sites internet : Amazon, la Fnac, Cultura et auprès de l’éditeur.