Jean-Michel Blanquer à la rencontre des enfants du Doubs

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visite de JM Blanquer à Besançon
Jean-Michel Blanquer ministre de l'Education Nationale accueilli par le maire de Besançon, le recteur d'académie et les parlementaires ©YQ

Le Ministre de l’Education Nationale s’est rendu ce lundi 7 octobre dans trois établissements scolaires du Doubs, à Besançon, Montbéliard et Blamont : zone d’éducation prioritaire, lycée professionnelle et école en milieu rural, le panel était large.

Retour sur la visite à l’école « Bourgogne » de Planoise

Il était 9h30 quand le ministre, accompagné du Préfet du Doubs, du Recteur de l’Académie et du Maire de Besançon ont été accueillis par la directrice de l’école et son équipe pédagogique.

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Jean-Michel Blanquer attentif aux attentes de la directrice et des enseignants ©YQ

Dans ce quartier « difficile » de Planoise, le ministre voulait se rendre compte de l’impact du dédoublement des classes de CP et CE1, mesure phare lorsqu’il a pris les rênes d’une administration d’un million de personnes.

Il s’agissait d’une action d’ampleur réservée aux zones difficiles. Passer de 24 à 12 élèves par classe dans les premières années d’apprentissage est un challenge ambitieux. A Planoise, parents et enseignants invités à une table ronde jugent cette mesure très positive. L’école Bourgogne, à proximité de la place Cassin, est une grosse école qui compte 350 élèves dont 5 classes de CP et 6 de CE1.

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Anne Belpois, enseignante de CE1 explique au ministre l’intérêt d’une classe de 13 élèves ©YQ

Pour Anne Belpois, professeure de CE1 avec 13 élèves, “les conditions de travail sont presque idéales. Nous sommes plus attentifs aux élèves en difficulté et le travail mutualisé entre les enfants les rend plus autonomes rapidement. On ne peut qu’espérer que la mesure sera étendue”.

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Les enseignantes de CP de l’école Bourgogne ont échangé longuement avec le ministre ©YQ
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trois mères de famille étaient présentes à la table ronde à l’école Bourgogne autour du ministre ©YQ

Le ministre le rappelle “la mesure concerne 300 000 enfants et nous allons dédoubler les grandes sections de maternelle en zones d’éducation prioritaire de façon à ce que tous les enfants de France partent avec les mêmes chances”. Certains esprits chagrins s’étonnent qu’une mesure qui marche ne soit pas étendue à l’ensemble des enfants, Rep+ ou pas !

Après le récent suicide d’une directrice d’école de la région parisienne, la question du statut et des fonctions des directeurs d’écoles a été également posée au ministre. “J’ai des idées sur le sujet qui ne font pas consensus mais je ne doute pas d’arriver à convaincre”.

L’accueil du ministre s’est fait en musique. Il est parti au chant de la Marseillaise. “Le ministre de l’école était venu voir si les enfants travaillaient bien” a commenté un petit de CP.

Les syndicats d’enseignants n’étaient pas conviés à cette visite ministérielle. Ils ont été reçus en préfecture par un collaborateur du ministre. Peu de service d’ordre à Planoise, le quartier était calme.

Savoir lire, écrire, compter en fin de primaire est une exigence qui ne peut être réservée aux zones d’éducation prioritaire. Les enfants en difficulté ou défavorisés se rencontrent dans toutes les couches de la société. Attention à ne pas “saucissonner” la population !

A quelques jours de la journée mondiale du handicap, il serait aussi souhaitable que les AVS (Assistantes de Vie Scolaire) soient mieux formées en amont à l’accueil des enfants handicapés. C’est une demande forte de l’ADAPEI.

Et puisque l’on parle de vocabulaire et de grammaire…ne faudrait-il pas limiter les accès à l’écriture intuitive sur les smartphones pour les enfants, élément d’appauvrissement du vocabulaire.

Yves Quemeneur