Jean-Philippe Allenbach : défendre un territoire, pas une idéologie

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Jean-Philippe Allenbach
Jean-Philippe Allenbach tête de liste régionaliste pour Besançon et Jean-Claude Piérat son directeur de campagne ©YQ

La tête de liste régionaliste à la Mairie de Besançon tenait un point-presse le jeudi 31 octobre. Revue du projet du « Mouvement Franche-Comté ».

Le régionaliste contre les parisiens

Jean-Philippe Allenbach identifie clairement ses concurrents. Pour lui Anne Vignot (EELV-PC-PS), Eric Alauzet (LREM) et Ludovic Fagaut (LR) sont les candidats des partis parisiens. “Leurs intérêts partisans passeront toujours devant l’intérêt des habitants de la capitale comtoise”.

Le candidat comtois renvoie dos à dos Anne Vignot et Eric Alauzet. “Ils sont responsables du déclin de la ville depuis 15 ans : une ville qui perd des habitants et ses commerces, une ville bétonnée. Un bien triste bilan qu’ils ont validé”.

Coup de griffe appuyé à Eric Alauzet “Il applaudissait et a voté sans sourciller pour l’éco quartier des Vaites qu’il remet en question aujourd’hui. Où est l’authenticité de ses convictions ?”

Ludovic Fagaut n’est pas non plus épargné “Il laisse tomber les fondamentaux de son parti pour planter 30 000 arbres et faire plus vert que vert”.

“La bataille de Besançon est engagée. Se battre pour la Besançon, c’est aussi se battre pour la Franche-Comté” dit celui qui veut un référendum de sécession avec la Bourgogne.

Place Charles-Quint

Jean-Philippe Allenbach souhaite revitaliser le centre-ville en instaurant un “disque bleu” pour le stationnement à la place des parcmètres, instaurer la gratuité des parkings et des transports en commun tous les samedis. Il veut également ramener les amendes pour stationnement à 17€. Valoriser le passé historique de Besançon, c’est rebaptiser la place de la Révolution en rendant hommage à celui qui fit de Besançon une ville impériale : Charles Quint. L’hôtel Goudimel accueillera un musée de l’histoire de la Franche-Comté et le musée de la résistance et de la déportation, actuellement à la Citadelle.

Plus de démocratie participative

Idée phare de son projet, le candidat régionaliste s’appuie sur un sondage indiquant que plus de 70% des francs-comtois sont opposés à la grande région. Il souhaite organiser un référendum d’initiative populaire et proposer la sécession de la Franche-Comté. Il veut créer une fédération des villes de Franche-Comté et développer les partenariats avec la Suisse et particulièrement avec l’université de Lausanne.

Des finances assainies

Pour ce spécialiste de la finance, il s’agit prioritairement de restructurer la dette de la Ville et de l’Agglomération et renégocier les prêts à des taux plus bas. Jean-Philippe Allenbach souhaite diminuer les dépenses de la ville et réduire le personnel (un tiers des départs en retraite ne seraient pas remplacés) tout en réduisant le nombre et l’indemnité des adjoints. Il réalisera un audit de tout le tissu associatif pour aider plus et mieux les associations utiles à la collectivité et en supprimant certaines subventions.

“Besançon doit devenir une ville où il fait bon payer moins d’impôts”. Il entend baisser les impôts pour les entreprises et en contrepartie faire payer la taxe foncière aux organismes publics sans lien direct avec le service aux usagers. Il cite l’exemple de la Banque de France qui est exonérée de taxe foncière pour l’immeuble que la banque occupe rue de la Préfecture.

Une ville sûre et apaisée

Pour autant, la tranquillité et la sécurité sont des objectifs à atteindre sans délai particulièrement dans les quartiers sensibles. Jean-Philippe Allenbach souhaite une police municipale armée et un commissariat à Planoise ouvert 24/24.

Je mets aux enchères mon programme

“Je suis sûr d’être en tête au premier tour si mes adversaires sont toujours aussi nuls”. Celui qui présentera une liste composée au maximum de 25 à 30% de candidats issus de la fonction publique, ne cache pas de “se vendre au plus offrant” entre les deux tours du moment que les éléments essentiels du projet régionaliste sont repris.  “Nous défendons un territoire, pas une idéologie. Nous sommes seuls capables de réparer l’humiliation de l’annexion à la Bourgogne” a conclu Jean-Philippe Allenbach. Nous bénéficions d’un fort capital de sympathie de la part des habitants, c’est un atout essentiel face aux représentants parisiens.

Yves Quemeneur