Jean-Philippe Allenbach propose un référendum à Anne Vignot

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Jean-Philippe Allenbach "fier d'être comtois" ©YQ

« Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? » Le Président du Mouvement Franche-Comté reprend à son compte l’expression populaire.

Après la réunion « pour rien » organisée le 4 mai sur le projet de mise à 2×2 voies de la RN 57, Jean-Philippe Allenbach n’en finit pas de reprocher à Anne Vignot les nombre d’ « usines à gaz » imaginées par la Maire de Besançon en matière de démocratie locale. « On ne compte plus les rapports d’experts, les créations de commissions, les consultations par internet, les réunions de concertation, les sessions de travail et les conférences citoyennes prévues par elle pour pouvoir décider ».

Et pourquoi pas un référendum local ?

Pour le régionaliste, les « Vert-t-e-s » à la mode inclusive ont toujours été demandeurs de référendums locaux, comme celui sur la gare d’Auxon ou plus récemment sur le projet d’aéroport à Nantes. « Seraient-ils donc pour le référendum quand ils sont dans l’opposition mais contre quand ils sont au pouvoir ? » ironise-t-il !

Jamais en retard pour mettre en difficulté ses opposants, Jean-Philippe Allenbach demande à Anne Vignot d’organiser un référendum local multi-questions (comme en Suisse) sur les thèmes clivants au sein de la population : Faut-il ou pas mettre à 2×2 voies la RN 57 entre Micropolis et Beure ? Faut-il réaliser l’écoquartier des Vaîtes ? Faut-il armer la police municipale ? Créer la grande bibliothèque ? Imposer des menus sans viande dans les cantines ? Utiliser l’écriture inclusive dans la communication de la Mairie ? Remettre la statue de Charles-Quint sur la façade de l’Hôtel de Ville ?

Pour Jean-Philippe Allenbach « une ville n’appartient pas à ses élus, ni à ses politiques, mais à ses habitants et c’est donc d’abord à eux de décider pour tout ce qui touche aux grands projets de la cité ».

Certains diront du Président du Mouvement Franche-Comté qu’il est simpliste… ils préfèrent le « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué » à la mode des Shadocks.

Yves Quemeneur