Journée Portes Ouvertes à la Police municipale de Besançon

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JPO Police municipale 26.09.19
Céline Clerc patronne de la police municipale et Jean-Louis Fousseret le maire de Besançon ont participé avec les policiers municipaux à la journée portes ouvertes ©YQ

La Ville de Besançon organisait le 26 septembre la 2ème journée Portes Ouvertes de la police municipale. Une façon concrète de découvrir les missions des agents municipaux, en quelque sorte celles des « hirondelles » du temps des gardiens de la paix.

Les « hirondelles » était le surnom donné aux brigades cyclistes de la préfecture de police de Paris créés par le préfet Lépine (celui du concours du même nom) en 1901. Ce nom venait de l’utilisation d’une marque de vélos fabriqués à Saint-Etienne. Ces brigades ont disparu à Paris en 1984. A Besançon et dans bien d’autres villes, les vélos ont évolué ainsi que la tenue, le rôle de prévention des incivilités et de proximité avec les habitants demeure le même.

A Besançon, ils sont 59 agents plus 13 ASVP (Agents de Surveillance de la voie publique) pour assurer les missions de sécurité et tranquillité, le respect du code de la route et la proximité avec les commerces et le milieu associatif.

Les policiers municipaux, un statut à part
JPO Police municipale 26.09.19
Les agents de la police municipale ont participé activement à la Journée Portes Ouvertes pour mieux faire connaître leurs missions ©YQ

Ils sont tous “fonctionnaires de l’Administration territoriale”. Du gardien-brigadier au chef de service en passant par le poste de brigadier-chef, “ils ont tous à cœur cette mission de contact et de proximité avec les bisontins” souligne Delphine Clerc, la patronne des policiers municipaux. Cette franc-comtoise de naissance a choisi de demander, après de nombreuses années à la direction des services administratifs de la Ville, sa mutation à la direction de la police municipale pour mieux coller au terrain.

Complémentaires des missions de la police nationale, les “municipaux” écoutent, informent, réprimandent, verbalisent. Ils interpellent aussi les délinquants sous l’autorité des Officiers de Police Judiciaire (OPJ) du commissariat de la gare d’eau. Ils ne sont pas, comme on les présente parfois, des sous-policiers mais bien les meilleurs garants de la tranquillité publique.

Le salaire reconnaît ce statut particulier. Agent territorial de catégorie C, un gardien-brigadier perçoit 1 500€ de salaire net mensuel en début de carrière, hors prime. Le dernier conseil municipal du 19 septembre a d’ailleurs revalorisé leur régime indemnitaire. La Ville a également assoupli les conditions d’avancement dans les grades. La municipalité a bien compris leur importance en faisant de gros efforts sur les matériels (voitures, motos et vélos). Les équipements individuels sont désormais performants et protègent les personnels avec des gilets pare-balles et des caméras-piétons.

Se posent quelques questions plus politiques à l’approche des échéances municipales. La police municipale doit-elle être armée, est-il utile de créer des patrouilles de nuit, faut-il encore développer la vidéosurveillance ? Le maire Jean-Louis Fousseret élude les questions, renvoyant le sujet à la prochaine équipe élue en mars 2020.

Pourquoi une journée Portes Ouvertes

Elle s’inscrit à quelques jours du concours interne de « gardien-brigadier de police municipale » dans la valorisation et la promotion de ce métier indispensable à la tranquillité publique. Le recrutement reste difficile, c’est aussi la raison de cette JPO à Besançon. Si le concours interne est réservé aux fonctionnaires territoriaux titulaires, des concours externes sont ouverts à tout public.

Les enquêtes d’opinion démontrent clairement que l’insécurité est un enjeu majeur des prochaines élections municipales. La nouvelle équipe élue en mars 2020 devra en tenir compte.

Yves Quemeneur