Jule nous embarque dans son univers musical, pour notre plus grand plaisir

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Jule est une artiste aussi sensible que lumineuse. Crédit photo : Laurent Lépeule.

Sa voix est posée, ses mélodies entraînantes, et il y a un peu de nous dans toutes ses chansons. Rencontre avec une artiste sincère, à l’âme aussi belle que ses musiques.

Jule ? C’est votre prénom ?
Non, c’est le surnom que l’on me donne depuis que je suis toute petite. Au début, j’avais choisi l’orthographe “Jul” mais cela coïncidait avec un autre artiste … d’un tout autre genre (rires). Alors, j’ai rajouté le “e” final, pour me différencier un peu.

Quand avez-vous su que vous étiez faite pour la musique ?
J’ai toujours aimé ça. Au début, je chantais dans ma salle de bains, mais niveau public, c’était limité ! Alors, j’ai intégré un groupe en l’an 2000, les Téquila. Pour être tout à fait honnête, je pense que c’est davantage ma motivation qui les a séduits lors de l’audition que mon talent ! (rires) J’étais hyper timide et sur scène, c’était très compliqué. Mais très vite, j’y ai pris goût, je me suis détendue et je me suis fait confiance. Et c’est devenu un immense plaisir.

L’aventure a duré longtemps ?
Oui, quelques années. Et puis, j’ai eu le bonheur de mettre au monde mes deux enfants. J’ai pris du temps pour, pour eux. J’en avais besoin pour me construire. J’ai repris le micro en 2008, en compagnie de deux amis très chers, Gérald et Patrick ? Ce sont de formidables musiciens et nous avons beaucoup travaillé ensemble. Nous formions un formidable trio ! Mais nous ne faisions pas de concert et ça me manquait. J’ai donc rejoint « Les Frisés » en 2013, dans lequel se trouvait Nico, un autre très bon ami. Et puis, tout s’est brutalement arrêté.

Que s’est-il passé ?
En 2015, on m’a diagnostiqué un cancer du sein. Cette révélation fut pour moi un véritable électrochoc, comme une révélation. J’ai beaucoup écrit. C’est une passion que j’ai depuis toujours. Lorsque j’ai retrouvé Patrick et Gérald, ils ont été très ému d’apprendre la nouvelle. Ils ont su exprimer leur émotion grâce à la musique, en mettant mes poèmes en mélodie. Nous avons été rejoints par Julie, une merveilleuse amie, qui faisait les chœurs. Laurent jouait de la basse et et Tigo de la percussion.

Avez-vous vécu la musique comme une sorte de thérapie ?
Exactement ! Elle fut pour moi un échappatoire, je me défoulais sur scène et exprimais tout ce que j’avais sur le cœur. Nous avons donné des concerts à Besançon et Pontarlier. Mais tout est allé trop vite et je me suis épuisée. J’ai alors passé deux ans à écrire des textes, que j’ai moi-même mis en musique. J’ai pu composer 25 chansons. Il me fallait trouver un pianiste et c’est le très talentueux Gilles Le Faucheur qui a répondu présent. Puis, le groupe s’est formé avec William Laithier, Alexandre Sire et Jean Di Girolamo. Ma vie a été ponctuée de belles rencontres.

Quelle est votre actualité ?
Nous avons enregistré 13 des 25 chansons que j’avais composées. Et du coup, ça a fait un album ! Il s’appelle « Envies/Être en vie » et il sortira fin avril. Ce sont des textes très personnels, je me livre totalement dans cet opus. J’y parle entre autres de maternité, et bien sûr de cancer. Mon but est d’apporter du bonheur, de bien-être et du positif aux gens. Et j’ai à cœur de venir en aide à deux associations qui me tiennent à cœur « Mon école pour grandir » et « Vaincre la mucoviscidose ».

Auriez-vous un message à transmettre ?
Nous n’avons qu’une vie : vivons-la à fond !

Retrouvez Jule sur scène le 7 mai à Labergement Sainte Marie (buvette au profit des associations soutenues par l’artiste), le 25 mai à la Tanta’Tive et le 4 juillet au camping de Levier.
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