La conjoncture économique a été bien orientée au 2ème trimestre 2021

En Bourgogne Franche-Comté, l’emploi salarié progresse, porté principalement par la hausse de l’emploi privé !

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En Bourgogne Franche-Comté, l’emploi salarié progresse, porté principalement par la hausse de l’emploi privé !

Dans sa note de conjoncture publiée le 14 octobre 2021, l’INSEE constate une bonne résistance de l’économie régionale au second trimestre alors que la situation sanitaire n’était pas encore stabilisée.

Un été morose pour le climat, dynamique pour l’économie

Le nombre d’heures rémunérées se rapproche progressivement de son niveau de 2019 dans presque tous les secteurs. L’activité hébergement-restauration voit ses emplois progresser alors que les difficultés d’approvisionnement et le prix des matières premières continue de freiner les emplois dans l’industrie et la construction. Globalement, le taux de chômage est désormais à un niveau inférieur à celui d’avant-crise.

Les transactions par carte bancaire en nette progression

L’été a été particulièrement propice grâce à la fin des restrictions de déplacement et le retour des beaux jours. La consommation des ménages a été moins impactée en 2021. Les échanges en cartes bancaires sont en moyenne supérieurs de 10% à leur niveau de 2019.  Dans la région, ils sont en moyenne de 12% supérieurs avec un pic à +17% la première semaine d’août. Le Jura, département touristique, a vu une progression de plus de 15% sur la période de l’été et le Doubs est dans la moyenne régionale. (Ces chiffres n’incluent pas les transactions par carte bancaire sur internet)

L’emploi frontalier repart à la hausse

Au deuxième trimestre 2021, plus de 39 200 Bourguignons-Francs-Comtois travaillent en Suisse, soit 1,8 % de plus qu’au trimestre précédent. 72 % d’entre eux sont domiciliés dans le Doubs et près de 17 % dans le Jura. Le canton de Vaud est la destination du plus grand nombre de navetteurs de la région. Ils sont plus de 15 000 à traverser la frontière, soit une progression de 1,4 % ce trimestre. Ils sont aussi plus nombreux à se rendre dans le canton de Neuchâtel (+ 1,4 %) et dans celui du Jura suisse (+ 1,8 %). Sur un an, 430 frontaliers de plus font le trajet vers la Suisse (dans le canton de Vaud et celui du Jura).

La création d’emplois s’amplifie au deuxième trimestre

Au deuxième trimestre 2021, l’emploi continue sa progression en Bourgogne-Franche-Comté (+ 0,5 %). La hausse est nette avec 4 400 emplois créés ce trimestre, contre 2 300 au trimestre précédent. Cette évolution est principalement portée par le secteur privé qui gagne près de 3 900 emplois et progresse de 0,5 %. Après une baisse importante au premier trimestre, l’emploi public repart légèrement (+ 500 emplois). Le dynamisme de la création d’emploi au deuxième trimestre se retrouve dans quasiment tous les départements de Bourgogne-Franche-Comté. Comparé au deuxième trimestre 2020 en pleine crise sanitaire, la Bourgogne-Franche-Comté regagne plus de 23 000 emplois (+ 2,4 %). L’emploi dans la région reste néanmoins 0,7 % en dessous de son niveau d’avant-crise, soit 7 000 emplois de moins.

Les entreprises de la région recourent de moins en moins à l’activité partielle

Fin juin, 31 800 salariés sont encore concernés par une demande d’indemnisation au titre de l’activité partielle en Bourgogne-Franche-Comté. Le troisième confinement, en avril, n’a provoqué qu’une hausse de 13,3 % comparée à mars. Le confinement de novembre 2020 avait, lui, entraîné une hausse de près de 100 % des demandes d’indemnisation par rapport à octobre 2020. En juin, dans la plupart des départements de la région, les demandes d’indemnisation diminuent de près de 70 % par rapport au mois d’avril.

Le nombre de demandeurs d’emploi amorce un repli

Après une augmentation au trimestre précédent, le nombre de demandeurs d’emploi en fin de mois (DEFM) diminue légèrement (- 0,3 %) ce trimestre et s’établit en moyenne à 221 000. L’amélioration est plus franche pour les personnes sans emploi (catégorie A) dont les inscriptions reculent de 1,1 %. À l’inverse, la situation se dégrade pour celles exerçant une activité réduite (catégories B et C), + 0,8 %. Cela concerne particulièrement les plus de 50 ans dont les inscriptions progressent de 1,9 %.

Le nombre de demandeurs d’emploi de moins de 25 ans toute catégorie confondue est en net recul ce trimestre (- 1,7 %) comme sur un an (- 7,0 %). Ils restent néanmoins 5,9 % d’inscrits en plus qu’avant la crise sanitaire. La situation des demandeurs d’emploi inscrits depuis plus d’un an se dégrade encore ce trimestre mais à un rythme moindre (+ 0,4 % contre + 3,7 % au premier trimestre). La région compte désormais près de 111 000 demandeurs d’emploi de longue durée. En hausse constante depuis début 2020, leur nombre progresse de 14,1 % par rapport au premier trimestre 2020.

Yves Quemeneur