La FNAUT donne son avis sur la RN57

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La variante A' a été sélectionnée. Image d'archives.

La Fédération Nationale d’Associations des Usagers des Transports (autrement dit FNAUT) évoque les études menées sur la RN57, au sud de Pontarlier et soulève quelques problématiques.

Une enquête publique avait été menée en ce début d’année auprès des usagers qui devaient exprimer leurs attentes et leurs craintes face aux propositions de la DREAL pour l’aménagement de la RN 57, au sud de Pontarlier. Les résultats ne sont pas encore connus mais la FNAUT émet de sérieuses réserves quant à la pertinence des solutions proposées.
A commencer par l’enveloppe allouée au projet qui ne devrait suffire que pour une seule option avancée. Aucun élément ne vient préciser comment les autres options pourraient être financées si elles sont finalement choisies. L’intérêt étant communautaire, la FNAUT souligne le fait que des fonds européens pourraient être débloqués.
Un autre problème est soulevé par la fédération : l’impact écologique. “Nos associations attendent par ailleurs des données sur l’aménagement, le trafic et les flux de la RN 57 sur l’ensemble de son trajet (du Luxembourg à la frontière suisse) avec un zoom sur la traversée de Pontarlier et la déclinaison des modes alternatifs à la voiture individuelle pour lesquels nos exigences sont grandes”, explique Patrick Noblet, membre de la FNAUT. L’Observatoire Régional des Transports (ORT) doit s’emparer de la problématique pour inciter le transfert de flux voyageur et frêt vers des modes plus compatibles avec la transition écologique.” Cet aspect avait également été évoquée par le collectif “Il est encore temps” qui déplorait que ces propositions incitaient davantage à l’utilisation de son véhicule personnel au lieu de mettre en place des solutions de transports en commun ou de co-voiturage. Patrick Noblet ajoute : “Si la diminution des temps de parcours est l’objectif recherché, la baisse du trafic tous flux confondus doit en devenir un.” Et de conclure : “Ce projet et ses variantes, cadrés dans une enveloppe financière contrainte, n’englobent pas la problématique mobilité dans son intégralité et ne répondent pas aux enjeux de transition écologique pourtant d’actualité dont le maître d‘ouvrage est aussi le garant. ”