La journée des câlins

436

Nous pensions vivre une époque où la violence, bien au-delà d’un simple mode de vie ou d’un jeu de société, était devenue un modèle institutionnel, un exemple pour notre jeunesse, une tendance incontournable. Mais voilà qu’il existe un contrepouvoir, des résistances !

C’est par exemple le 21 janvier décrété « journée internationale des câlins » depuis 1986.

La définition du câlin manque de précision et se trouve sujette à diverses interprétations. Et parfois, hélas, à de bien coupables dérives.

Pour mémoire, un câlin est un contact physique entre deux personnes consentantes et il implique une étreinte avec les bras ou au minimum une grande proximité. Voilà qui compromet le câlin « international » sauf si vous avez le bras long. Et encore…

L’idée est de promouvoir la tendresse et d’inviter les citoyens à se serrer les uns contre les autres quelques secondes ou plus si affinité. Le câlin est bon pour la santé. Il est bon pour le moral. Il provoque une sécrétion d’ocytocine, une hormone qui s’est forgée une solide réputation dans la montée laiteuse de la jeune accouchée, mais pas que.

Le câlin ne devrait jamais être confondu avec le baiser, le coït, la fornication, ni même avec la lutte gréco-romaine, même si -vu de dos- des confusions sont possibles. Il n’est pas inscrit dans le répertoire du Kamasoutra. C’est une injustice. Mais là -à brûle-pourpoint- je n’ai pas de solution à proposer.

Le câlin n’est pas remboursé, mais il est gratuit sans avance de frais.

À noter qu’il constitue une habile mise en jambes 25 jours avant la Saint Valentin où, là, il va falloir mettre le paquet.

Je compte sur vous