Besançon municipales : “La ville vous appartient”

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Liste
De gauche à droite, Gilles Vieille-Marchiset, Karim Bouhassoun tête de liste, Annick Avanzi, Alain Albey, Anne Girault et Enzo Formentini ©YQ

C’est le slogan retenu par “Bisontines, bisontins, la liste citoyenne de Besançon”. Il faudra attendre le 17 février pour connaître les 57 (55+2) noms de la liste coachée par Karim Bouhassoun. La liste a été déposée en préfecture ce lundi 10 février.

100% citoyenne

Diverse en âge (de 19 à 72 ans), en parcours professionnels, “c’est une liste pas formatée par des partis politiques et qui ne compte aucun élu” précise la tête de liste. “Elle est à l’image de la société et veut convaincre qu’une alternative vraiment citoyenne est possible”.

Karim Bouhassoun et son équipe veulent susciter l’envie en ne dévoilant pas encore toute la liste. Ce sera fait au cours d’une réunion publique le lundi 17 février à 18h30 à la MJC de Palente. Tous les quartiers y sont représentés et particulièrement Planoise, les Chaprais, Orchamps-Palente, Montrapon et la boucle.

Six noms pour mettre en appétit

En seconde position, Françoise Leroy 60 ans, habite le centre-ville. Elle est très impliquée dans l’économie sociale et solidaire. “Nous voulons donner la parole à ceux qui n’en ont pas”.

Gilles Vieille-Marchiset est professeur d’université. Il a participé à l’élaboration du plan Borloo sur les quartiers prioritaires.  “Il faut que les citoyens s’engagent. C’est un mouvement de fond pour renouveler la démocratie”.

Annick Avanzi est employée de banque. Elle habite les Cras. A 62 ans, elle suit le mouvement « Bisontines bisontins » depuis le début.

Alain Albey est le doyen de la liste. Ce retraité du secteur bancaire réside rue de Chalezeule.

Enzo Formentini a 19 ans et benjamin de la liste, il travaille dans la vente. “Bisontines, bisontins, c’est une liste de citoyens dans l’action et pas dans les paroles”.

Anne Girault, 55 ans, est chargée d’insertion professionnelle. Handicapée, elle veut porter la voix des personnes à mobilité réduite dans tout le champ de la vie quotidienne. Elle a trouvé dans le mouvement citoyen une écoute attentive et des moyens de faire mieux connaître les difficultés quotidiennes des personnes handicapées. Elle cite par exemple l’obligation pour les personnes en fauteuil roulant électrique de souscrire une assurance obligatoire « véhicule terrestre à moteur », une aberration administrative peu connue qui coûte 40€/mois alors que les personnes en situation de handicap sont souvent dans une situation précaire.

Ils veulent être “acteurs de leur ville”, en dehors des clans ou des partis. C’est un beau challenge.

Yves Quemeneur