L’Alfa Romeo Giulietta se fait une beauté

Alfa Romeo profite du passage aux nouvelles normes antipollution pour revoir – légèrement – sa Giulietta. Présente cette année au Salon de Genève aux côtés de la Giulia et du Stelvio Alfa Romeo Racing, la compacte, qui fête ses neuf ans d'existence, se rappelle ainsi à nos bons souvenirs.

90

Lors de sa sortie en 2010, c’est à la bien nommée Giulietta que revint l’honneur d’ouvrir le nouvel âge d’or d’Alfa Romeo après la grande redistribution opérée par le groupe Fiat. Vinrent ensuite les sublimes Giulia, Stelvio et autres 4C… en attendant une suite que le constructeur italien nous promet tout aussi séduisante. Mais cette suite ne s’écrira pas immédiatement à travers un nouveau paragraphe dédié à la Giulietta. Alfa Romeo n’a pas, pour le moment, prévu son remplacement, malgré l’âge avancé de la belle. C’est donc à un léger restylage que s’est prêtée de bonne grâce la bella ragazza afin de prouver que le temps n’avait pas de prise sur elle.

Beauté atemporelle

Dès sa sortie des usines Alfa Romeo, la toute première Giulietta a été une véritable réussite esthétique. À tel point que, lors de son premier passage sur la table à dessins en 2016, le constructeur italien n’a pas jugé bon de modifier trop en profondeur un design aussi charmant. Sa belle calandre en nid d’abeille, sa fuite de capot vertigineuse, ses lignes bien tranchées qui mettent en valeur des courbes affriolantes… tout transpirait déjà le bel équilibre. La Giulietta s’est tout juste efforcée de ressembler un peu plus à sa grande sœur, la non moins sublime Giulia. Cette fois encore, les chirurgiens italiens n’ont pas voulu toucher à une silhouette qui vieillit décidément très bien. Il faudra se contenter d’un nouveau coloris « Vert Visconti », de nouvelles jantes et d’un inédit cuir havane. Cela peut paraître maigre, mais il faut reconnaître que la belle Italienne a, lors de sa sortie, pris des partis qui seraient ensuite suivis par la plupart de ses concurrentes. Même le tsunami des SUV, qui a balayé tant de berlines, a plutôt conforté la compacte italienne dans la justesse de ses choix esthétiques.
La Giulietta peut ainsi attendre tranquillement son remplacement prévu à l’horizon 2021, en même temps que celui de la 4C. Même constat à l’intérieur, où le dessin, qui a peu évolué depuis le lancement de la voiture, ne semble guère subir le poids des ans. La prestation technologique reste cependant à la traîne par rapport à la concurrence. L’écran multimédia de 6,5 pouces fait un peu pâle figure à l’heure où toutes les berlines franchissent le pas de l’instrumentation digitale et des dalles de plus en plus grandes. La serrure pour démarrer ou encore le frein à main mécanique trahissent également l’âge avancé de la Giulietta. Côté finitions, la compacte fait partie des bonnes élèves, même si la Peugeot 308 ou la VW Golf font mieux.

Recentrage

Passage aux nouvelles normes antipollution obligent, la Giulietta revoit son offre de moteurs. Trois blocs résistent à cette mutation : un essence de 120 ch et deux diesels de 120 ch et de 170 ch, qui peuvent être associés à la transmission automatique TCT. Des moteurs qui ont fait leurs preuves set qui procurent dynamisme et souplesse à la Giulietta.
Conduire la compacte italienne demeure toujours aussi agréable. Son ADN sportif est toujours présent. La Giulietta propose le système DNA qui s’articule autour de trois modes de conduite (Dynamic, Natural et All Weather). Le mode Natural offre homogénéité et polyvalence pour un usage quotidien, tandis que le mode Dynamic rajoute à la Giulietta un supplément d’âme. Un couple plus présent, une direction plus consistante, le différentiel électronique Q2 pour une motricité améliorée et une pédale d’accélérateur plus réactive rendent son comportement enthousiasmant. Le roulis et les mouvements de caisse sont bien contenus et le plaisir de conduire bien présent même si la visibilité demeure limitée.
Alfa Romeo profite de cette légère mise à jour pour repenser son offre autour de six niveaux de finition : la version d’accès baptisée Giulietta tout court, la Super, l’Executive (à la place de la Lusso), la Sport Edition et la Veloce. Les tarifs débutent à 22 700 € avec un équipement cohérent : climatisation automatique, jantes en alliage de 16 pouces, volant cuir avec commandes intégrées, tapis de sol, accoudoir central, écran tactile avec autoradio CD, quatre vitres électriques et le régulateur de vitesse. Là encore, le poids des ans se fait parfois sentir, mais la Giulietta vieillit bien.

Fiche technique Alfa Romeo Giulietta 1.6 JTDM 120

Moteur : 4-cylindres diesel
Cylindrée : 1 598 cm3
Couple : 320 Nm
Puissance : 120 ch
Longueur : 4 354 mm
Largeur : 1 798 mm
Hauteur : 1 465 mm
Volume de coffre : 350 l
Poids à vide : 1 320 kg Émissions de CO2 : 99 g/km
Accélération de 0 à 100 km/h : 10,2 s
Vitesse max. : 195 km/h
Consommation mixte : 3,8 l/100 km