L’apprentissage, la voie de l’excellence professionnelle

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Simon Plénat a reçu le diplôme de "Maître artisan" des mains de Manuela Morgadinho Présidente de la Chambre des Métiers et des l'Artisanat du Doubs et d'Anne Vignot Maire de Besançon ©YQ

C’est pour en vanter les mérites qu’Anne Vignot la Maire de Besançon et Manuela Morgadinho Présidente de la Chambre des métiers et de l’artisanat de Bourgogne Franche-Comté, ont remis le titre envié de « Maître Artisan » à Simon Plénat.

Simon Plénat a 29 ans. Il a ouvert son salon de coiffure « Cabelo » le 1er juillet 2020. Il vient d’être reconnu « Maître artisan » la plus haute distinction dans l’artisanat ©YQ

Le jeune coiffeur de 29 ans est installé à son compte depuis 2020 au 15 Quai de Strasbourg à Besançon. Son parcours d’apprenti l’a mené du CAP au BP (Brevet Professionnel) de coiffure. Tout en travaillant dans un salon bisontin, Simon Plénat s’inscrit au Brevet de Maîtrise (Bac+2) qu’il obtient en 2019. C’est le plus haut niveau de qualification dans l’artisanat.

Le salon « Cabelo » (cheveux en portugais) se veut en phase avec « un monde en pleine souffrance en terme d’écologie ». Il recycle les cheveux coupés*, trie tous ses déchets, n’utilise que des produits naturels et économise l’eau.

« Maître Artisan » le bâton de maréchal des artisans

Dans le département du Doubs, la Chambre des métiers et de l’artisanat recense 12 000 artisans. Seuls 196 ont le titre de « Maître artisan et artisan d’art », soit moins de 2% des professionnels. Pour Manuela Morgadinho, « ce titre est un gage supplémentaire de professionnalisme. Il démontre également que l’apprentissage est une voie d’excellence ». Sur tout le département du Doubs on ne compte que 37 coiffeurs (euses) reconnus Maîtres artisans en coiffure.

Simon Plenat a sauté dans le grand bain le 1er juillet 2020, en pleine pandémie. L’avenir appartient aux audacieux !

Yves Quemeneur

*recyclage des cheveux.

Des sacs à cheveux pour protéger la planète, c’est l’idée insolite de Thierry Gras, un coiffeur à la fibre écologique du sud de la France. Le fondateur de l’association « les coiffeurs justes » explique que les cheveux sont des absorbeurs de polluants comme les hydrocarbures. En phase d’expérimentation, le projet devrait rapidement être opérationnel à Lyon et à Marseille. Les salons de coiffure adhérents à l’association envoient des sacs de chutes de cheveux dans de grands sacs en kraft. Recyclés, ils serviront de filtres pour dépolluer les eaux souillées des ports ou des rivières.