“L’arbre aux mille écus” planté au square Fontaine Ecu

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Anne Vignot Maire de Besançon et Madame Marchand, représentante à Besançon de l'association ADN devant le Ginkgo Biloba fraîchement planté dans le square Fontaine Ecu ©YQ

Le mercredi 3 février, la Maire de Besançon Anne Vignot a planté un Ginkgo Biloba dans les allées du square Fontaine Ecu, à la demande de l’association “un million d’arbres” et de l’association “ADN”.

La Ville de Besançon participe ainsi à la 6ème édition du festival “un million d’arbres” soutenu par le Ministère de la transition écologique. Ce festival incite les collectivités locales à planter des arbres en milieu urbain. A Besançon, la végétalisation de la Ville est un engagement fort de la nouvelle municipalité.

“L’utopie d’aujourd’hui est la réalité de demain”

Cette citation, empruntée à Victor Hugo, est à l’origine de la création en 2016 de l’association “ADN” (association pour le désarmement nucléaire français unilatéral). Mais si on reprend la citation exacte du Chapitre XX des Misérables, Victor Hugo en donnait une autre explication. “L’utopie combat, le vieux code militaire au poing ; elle fusille les espions, elle exécute les traîtres, elle supprime des êtres vivants…Il semble que l’utopie n’ait plus foi dans le rayonnement….Elle frappe avec le glaive…Toute épée a deux tranchants ; qui blesse avec l’un se blesse à l’autre” ! L’association de 28 adhérents soutenue par la Maire de Besançon devrait relire l’intégralité des écrits de Victor Hugo. La vérité n’est pas une.

Le choix non innocent du Ginkgo Biloba

Cet arbre est l’une des rares espèces panchroniques (autrement appelée fossile vivant). Son origine remonte à 270 millions d’années, bien avant l’époque des dinosaures. Avec ses feuilles brillantes et dorées à l’automne, l’arbre peut mesurer plus de 50 mètres et vivre 1 000 ans. Mais le choix de l’association ADN et de la Mairie de Besançon tient au fait que le Ginkgo Biloba est le seul arbre à avoir survécu à l’explosion nucléaire d’Hiroshima.

Symbole environnemental

Pour Anne Vignot, “planter cet arbre dans Besançon tient aussi d’une action de justice climatique et d’une justice sociale”. Le choix du square Fontaine Ecu va permettre aux enfants une éducation à l’environnement. “L’urgence climatique nous impose d’amortir l’évolution de la température sur la terre et chacun doit prendre sa part”.

On aurait pu imaginer planter un Kiri (ce n’est pas le dessert des enfants). Cet arbre originaire d’Asie comme le Ginkgo Biloba absorbe 10 fois plus de CO² et produit 4 fois plus d’oxygène qu’un chêne ou un hêtre. Mais planter un arbre à Besançon, dorénavant, est surtout un acte politique.

Yves Quemeneur