L’association du Cheval Comtois fête ses 100 ans

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Des concours de comtois sont organisés chaque année comme ici, avec Génial des Fiètres, de Christophe Garressus.

Le 16 juin 1919 naissait le syndicat départemental d’élevage de cheval comtois.

La création de ce syndicat a permis d’officialiser la naissance de la race comtoise, issue d’une ancienne tradition équine. Ce syndicat s’est ensuite mu en Association Nationale du Cheval de Trait Comtois, autrement nommée ANCTC.
L’association ne pouvait passer à côté d’un tel événement et durant toute l’année qui débute, elle va organiser ou participer à des temps forts qui jalonneront 2019. Autant d’occasions de rappeler le rôle primordial de cet animal dans le monde agricole et d’évoquer sa robustesse, sa fiabilité et sa docilité. Des traits de caractère qui font de lui l’un des meilleurs chevaux de trait, fortement apprécié pour les travaux des champs, notamment dans le Sud de la France.
Le premier rendez-vous de l’année est le Salon du Cheval, qui se tiendra à Micropolis (Besançon) du 20 au 25 février prochain. Une dizaine de chevaux seront présentés par l’ANCTC le 20 février, jour de présentation des attelages.
Puis, le 22 février, c’est le grand départ pour le Salon de l’Agriculture. L’embarquement des animaux se fera chez monsieur François Perrin qui habite rue du Ruisseau, à Vercel. Vous pourrez assister à cet événement qui se déroulera entre 8h et 9h. Si vous voulez faire le déplacement jusqu’à la capitale, notez que le Salon de l’Agriculture se tiendra du 23 février au 3 mars que François Perrin occupera le stand 72 du hall 2.1 de l’allée C.
D’autres dates importantes viennent se greffer à l’agenda avec notamment un défilé au Haras de Besançon le 16 juin, le passage du tour de France à Etalans le 12 juillet avec l’opportunité pour le cheval comtois de jouer de la crinière, ou encore, le désormais célèbre concours national du comtois, qui se déroulera à Maîche les 13 et 14 septembre prochains.

Un engouement ancestral

Les premiers témoignages de la vie du cheval Comtois remontent à l’Antiquité. Dès l’époque Romaine, des écrits témoignent de la présence et des services rendus par un petit cheval robuste, venu tout droit de la Séquanie, autrement de nos montagnes franc-comtoises. Vraisemblablement, le comtois serait le fruit du croisement de juments locales et d’étalons germaniques. Louis XIV et Napoléon 1er l’employèrent comme cheval de guerre, et servaient aussi bien pour la cavalerie qu’en cheval de trait. L’usage abusif de ces animaux entraînèrent une pénurie et menacèrent la race. Au début du 20e siècle, des passionnés reprirent la race en main grâce à une sélection drastique d’étalons ardennais bai sans balzane ni en-tête. En 1910, le premier concours d’élevage se tint à Maîche et en 1919, le fameux syndicat vit le jour. Le comtois resta indispensable à la vie des agriculteurs qui le préférèrent longtemps aux engins motorisés. Encore aujourd’hui il occupe une place importante dans nos contrées et dans les cœurs des agriculteurs. Il existe encore plus de 3000 élevages de comtois dans toute la France et plus de 800 étalons en activité. La race comtoise n’a pas fini de nous émerveiller et de constituer l’une de nos plus belles fiertés régionales.

Retrouvez l’intégralité des manifestations de ce centenaire sur le site www.chevalcomtois.com

Griotte de Chenevrey, du GAEC Monney, est une belle représentante de la race comtoise.