L’AUD poursuit sa route entre France et Suisse

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Elus français et suisses sont regroupés au sein de l'AUD.

Philippe Rouault, élu suisse des Brenets a été élu président de l’agglomération urbaine du Doubs, succédant comme le veut la tradition à un français. Le grand sujet pour cette structure, les mobilités.

L’Agglomération urbaine du Doubs (AUD) est la seule agglomération transfrontalière de l’arc jurassien. Elle constitue un espace de coopération spécifique entre les villes de Morteau, Villers-le-Lac, les Fins, Les Brenets, Le Locle et La Chaux-de-Fonds et s’est constituée en un Groupement local de coopération transfrontalière (GLCT) en 2014, dotée d’une personnalité juridique et lui permettant d’avoir une voix commune sur les sujets transfrontaliers.

« L’objectif est de partager une stratégie commune pour le développement de cet ensemble urbain et de la défendre en lien avec les deux espaces nationaux. Des deux côtés de la frontière, les collectivités se sentent parfois loin des enjeux de leur région ou canton : dans les deux pays, une différence entre les enjeux du “haut” et du “bas” est exprimée. Pour exister face à Besançon et Neuchâtel, l’AUD constitue donc un ensemble plus important, avec des enjeux partagés notamment en termes d’accessibilité du territoire ».
L’AUD s’est engagée pour la défense de la Ligne des Horlogers, reliant des villes françaises et suisses réputées pour la manufacture horlogère : Besançon, Morteau, le Locle et la Chaux-de-Fonds. Cette ligne, aujourd’hui très empruntés par les travailleurs frontaliers (entre 300 et 600 par jour), s’étend sur 74 kilomètres et passe par 41 ponts, 74 aqueducs et 12 tunnels. Elle joue un rôle structurant dans le développement des relations franco-suisses.
La pérennisation de cette ligne demandait d’importants investissements, notamment du côté français, où un système de sécurité harmonisé manquait. La problématique a mobilisé les élus locaux et la Région Bourgogne Franche-Comté a annoncé d’ajouter des fonds conséquents pour réaliser des travaux d’infrastructures sur la ligne des horlogers. La fin des travaux est prévue pour 2025.

S’inscrivant dans la globalité de l’Arc jurassien franco-suisse, le projet de covoiturage de l’arc jurassien répond à un enjeu majeur de mobilité pendulaire des nombreux travailleurs frontaliers du territoire. Particulièrement concerné par cette problématique des flux transfrontaliers (nombre de points de passage limité, principalement au Col-des-Roches), le territoire de l’AUD participe à ce projet, mené à bien par le Parc naturel du Haut-Jura, avec entre autres le soutien du Pays Horloger.