Le buste de « la sorcière de Chamars » vandalisé

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Le buste de "la sorcière de Chamars" inauguré le 20 novembre dernier a fait l'objet de dégradations insupportables. La Maire de Besançon a déposé plainte pour "dégradation de bien public" ©YQ

Inaugurée le 20 novembre dernier, des « imbéciles » ont répandu de la peinture rouge sur la statue érigée par la mairie de Besançon pour « sortir les femmes de l’invisibilité » selon les termes d’Anne Vignot lors de l’inauguration de la statue d’Henriette de Crans.

Ce mardi 30 novembre, la Maire de Besançon a déposé plainte pour « dégradation volontaire de bien public ».

Les policiers se sont rendus sur les lieux pour y déceler d’éventuels indices permettant d’appréhender les auteurs. L’absence de caméras de vidéo-surveillance sur la promenade Chamars rend l’enquête difficile.

Anne Vignot a pointé du doigt la mouvance d’extrême droite coupable, selon elle, de tels agissements insupportables. Elle a poursuivi en affirmant sa volonté de lutter contre des personnes qui souhaitent s’exprimer de façon violente.

Radicalité et extrémisme

Deux mots qui recoupent les mêmes tendances idéologiques. Selon la définition du Larousse, l’extrémisme est  « un comportement politique consistant à défendre les positions les plus radicales d’une tendance idéologique ». La radicalité est le propre d’une personne ou d’un groupe « qui professe en matière politique et sociale des opinions tranchées visant à une transformation profonde de la société ».

Ces définitions, claires, démontrent au moins que les idées radicales, dès lors qu’elles se fondent sur les principes républicains qui régissent notre société, ont droit de cité. En l’espèce, les auteurs de telles dégradations ne respectent pas nos principes républicains.

Anne Vignot, en sortant du commissariat, s’est inquiété d’une période (électorale) où les expressions les plus violentes « tendent à fracturer notre pays ».

Yves Quemeneur