Le cosplay est beaucoup plus ouvert qu’il n’y parait.

129
Une partie du plaisir du cosplay est de fabriquer soi-même son costume, avant de pouvoir l'exhiber, souvent entre initiés.

Le cosplay consiste à fabriquer soi-même son costume qui se rapporte non à un thème, mais à un personnage précis de bande dessinée, de film ou de dessin animé par exemple.

Kevin Lauro, actuel président de l’association Cosplay Franche-Comté (NDLR: le président fondateur étant Alexandre Ferrat), n’aime pas beaucoup qu’on parle de “déguisement” quand on parle de “son” loisir. Il explique: “J’aime assez une phrase d’une jeune fan qui résume bien la philosopohie de notre art: on se déguise en cowboy, on se cosplay en Lucky Luke.”
Le but de l’association est bien sûr de fédérer un maximum d’amateurs. Pour ce faire, la 3ème édition d’OTAK’EST (NDLR: contraction d'”au taquet” et du grand Est) a eu lieu fin août à l’espace Pourny de Pontarlier.
Il s’agissait de la deuxième édition placée sous la présidence de Kevin Lauro et son équipe. Même si les organisateurs en espéraient un peu plus, ce sont quand même 1300 personnes qui ont fait le déplacement, preuve en est que ce loisir, à la frontière du pop’art, prend de l’ampleur.
Il n’est nul besoin de venir costumé, l’accès est libre à tous. Dans ce genre de rassemblement, on trouve également des conférences (la “voix” d’un des personnages de Dragon Ball était présente cette année), des concerts, un espace jeux-vidéo et mangas. Le point d’orgue est l’élection du meilleur cosplay qui prend également en compte la prestation scénique.
Le thème retenu cette année était celui des années 80/90, ce qui a drainé un public familial et fait naître quelques vocations.
Le président Lauro estime que le cosplay contribue à découvrir et explorer tout un pan de la pop culture asiatique. Il termine: “J’aimerais que l’image de gens refermés, limite geek, qui nous colle à la peau, disparaisse. Nous sommes au contraire très ouverts, comme le montre notre manifestation, et prêts à transmettre notre passion.”