Le Doubs bon élève du recensement 2020

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L'avenir de la région BFC s'écrit clairement à l'est et particulièrement dans le Doubs

Comme chaque année, l’INSEE publie les statistiques de la population française. La Bourgogne Franche-Comté demeure l’avant-dernière région métropolitaine en nombre d
’habitants et l’une des moins dynamiques dans son évolution démographique.

L’institut national de statistiques a annulé l’opération annuelle de recensement de la population, prévue en janvier-février 2021, compte tenu de la situation sanitaire. Pour Moïse Mayo, Directeur régional BFC de l’INSEE, “le risque de propagation du virus par les agents recenseurs était trop important et le taux de non-réponse des habitants auraient faussé les résultats”. Le prochain recensement se déroulera début 2022.

Le dynamisme démographique faiblit depuis 2013

La dégradation est principalement liée au solde naturel (naissances/décès). Au 1er janvier 2018, 66 733 000 vivent en France, soit une progression de 0.4% par an depuis 2013. De plus en plus de départements ont une population en baisse. En Bourgogne Franche-Comté, c’est particulièrement vrai dans le Territoire-de-Belfort et la Nièvre. Entre 2013 et 2018, l’excédent naturel atteint son niveau le plus bas depuis 1945 !

2 807 807 habitants en Bourgogne Franche-Comté

La Région concentre 4,3% de la population française. Alors qu’elle gagnait des habitants entre 2008 et 2013, sa population stagne depuis 2013. Quatre des huit départements sont en régression démographique. La Côte d’Or et le Doubs continuent à gagner des habitants grâce à un solde naturel positif. “Dans le Doubs, la proximité de la Suisse attire des travailleurs frontaliers plutôt jeunes” explique Moïse Mayo.

A voir la carte de la population en Bourgogne Franche-Comté, le dynamisme se trouve plutôt vers l’est. Si les agglomérations continuent à grignoter des habitants, Besançon stagne lamentablement, perdant des résidents au profit de sa zone d’attractivité. Il apparaît clairement que l’axe Besançon-Pontarlier-Vallorbe et l’axe Besançon-Morteau-Neuchâtel demeurent des zones de croissance démographique nécessitant des investissements importants en termes de mobilités (au pluriel) pour que de nouvelles entreprises s’implantent dans le Doubs.

Yves Quemeneur