Le Doubs s’illustre sur l’autoroute

75
signalétique touristique sur l'a36
Christine Bouquin présidente du département du Doubs et Philippe Noury PDG de l'APRR ont présenté les 18 illustrations à la saline royale d'Arc et Senans

Le Doubs, enclavé entre la frontière suisse et le grand frère bourguignon est pourtant l’un des départements français le plus transité dans l’axe Nord-Sud. L’autoroute A36 est un ruban cadeau pour les Allemands, Néerlandais et autres scandinaves.

Dans leur migration vers le soleil méditerranéen, leur donner le goût d’une halte au pays de Courbet, d’une truite ou d’un Comté au bord de la Loue, et encore visiter les joyaux d’un patrimoine exceptionnel, de la Saline royale à la citadelle de Besançon ou au château de Joux. Encore faut-il les interpeller sans risque pour la sécurité routière.

L’art sur autoroute

“La Comtoise” porte bien son nom. Ce long ruban d’asphalte de 240 kms a été construit de 1968 à 1981. Il était temps pour le gestionnaire de redonner un cadre culturel à cet axe routier en particulier dans la traversée du Doubs. 18 illustrations ponctuent l’itinéraire qui sont autant de signes de l’identité comtoise pour les habitants du Doubs comme pour les touristes ou les professionnels de la route.

signalétique touristique sur l'a36
Trois des 18 illustrations qui ponctuent les 240 kms de l’autoroute

En confiant à Fred Van Deelen, un illustrateur au renom international, Christine Bouquin la présidente du département du Doubs et Philippe Noury, le patron de l’APRR (Autoroutes Paris Rhin-Rhône), offrent une galerie d’art à ciel ouvert. Le Théâtre antique de Mandeure, la saucisse de Morteau, Besançon patrimoine mondial et capitale du temps ou encore Gustave Courbet et les paysages qu’il a su immortaliser, ces 18 panneaux, sur une charte graphique identique, incitent à s’arrêter, incitent à visiter, incitent à se reposer.

Un souci de sécurité

Dans les années 70, période des grandes constructions autoroutières, le ministère des transports voulait rompre la monotonie de ces grands itinéraires, sortes de no man’s land où l’assoupissement guettait les conducteurs. Les « panneaux marrons » répondaient à cet objectif de sécurité et de sortir d’un monde clôturé. C’est probablement encore plus vrai aujourd’hui avec les aides à la conduite (régulateurs de vitesse par exemple) qui rendent les conducteurs encore plus passifs. A 130km/h, il faut capter l’intérêt d’un lieu en 2 ou 3 secondes.

Les autoroutes sont des outils de l’aménagement harmonieux et durable des territoires. Il faut aussi en faire des lieux d’identité des régions traversées. C’est ce qui vient d’être réalisé dans le Doubs.

Yves Quemeneur

Les 18 thèmes retenus : Dino-zoo, voyage au jurassique – Mandeure et son théâtre antique, Montbéliard, la cité des Princes – Besançon, patrimoine mondial – Besançon, capitale du temps – le Doubs, et l’industrie automobile, les montbéliardes, le Comté et la Morteau – Gustave Courbet – les montagnes du Haut-Doubs – la grotte d’Osselle et le musée de Nancray.