Le flux et le reflux

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Bien qu’il soit aujourd’hui devenu tendance de surfer sur la « marée verte », on nous annonce que le Conseil scientifique estime que « l’immunité collective est insuffisante pour freiner une deuxième vague épidémique, qui pourrait arriver à
 l’automne
».

Voilà que se profilent donc d’autres probables tsunamis, où le flux et le reflux risquent de faire des leurs. Avec davantage de conséquences, certainement plus tragiques, à la clé.

Paradoxalement, plus inquiète (et inquiétante) encore, reste cette majorité silencieuse, évaluée à près de 60% qui a opté pour l’immobilisme. Il faut dire qu’après avoir subi un matraquage de 8 semaines de « #Restez chez vous », bon nombre ont légitimement évalué que les mouvements, les déplacements, les mutations, n’étaient pas nécessairement de bonne augure.

Instinct de survie quand tu nous tiens…

Peu importe, tout cela semble déjà passé, le soleil brille, voilà que les vacances d’été viennent de débuter et avec elles, les traditionnels abandons d’animaux domestiques.

La France est d’ailleurs championne d’Europe en la matière avec 100 000 abandons chaque année ! Triste record.

Championne de l’irresponsabilité surtout, lorsque l’on
acquiert un animal comme on achèterait un objet, s’apercevant quelques semaines ou quelques mois plus tard qu’on ne peut pas partir en vacances. Alors devenu trop encombrant, lâchement, on l’abandonne.

Cet acte de cruauté a beau être assorti d’une peine pouvant aller jusqu’à deux ans de prison et 30 000 euros d’amende, les auteurs de ces actes particulièrement abjects ne sont que trop rarement appréhendés, et encore moins punis comme il le faudrait, afin qu’ils ne recommencent jamais plus.

Point positif de ces élections municipales, même s’il reste anecdotique, à Montpellier, Boulogne-Billancourt, Grenoble, Paris ou Nantes, le Parti animaliste a obtenu ses premiers élus, dont huit femmes, dans onze grandes villes françaises.

La succession des scandales révélant les maltraitances animales dans notre pays a probablement eu une influence sur le vote des électeurs. En effet, 72 % des Français attendaient des candidats aux élections municipales qu’ils s’engagent sur des mesures concrètes en faveur des animaux. Dont acte.

Et puisque la mode est la préoccupation environnementale, espérons que perdure dans les esprits, cette nouvelle manière de penser nos relations avec les animaux et nos territoires de vie : alimentation, éducation, conditions d’élevage, animaux de laboratoire, zoos, habitats naturels…

Ce qui nous confirmerait qu’effectivement, comme le disait Aristote : « L’homme n’est qu’un animal social ». Et encore, pas tous…

Cyril Kempfer