Le Mois sans Tabac a déjà débuté

Offrez un nouveau souffle à votre vie.

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En France, on compte 12 millions de fumeurs quotidiens. Autant de candidats potentiels à l’arrêt du tabac.

Ils sont plus de 200 000 partout en France à s’être lancés dans l’aventure Mois Sans Tabac débuté le 1er novembre dernier, dont près de 400 en Bourgogne-Franche-Comté.

Écraser sa dernière cigarette n’est pas anodin. C’est un geste riche en conséquences positives, si l’on en croit les chiffres publiés par les autorités sanitaires. Les effets sur la santé sont quasi-immédiats puisque 20 minutes seulement après avoir écrasé sa cigarette, la pression sanguine et le rythme cardiaque reviennent à la normale. 8 heures plus tard, la quantité de monoxyde de carbone diminue de 50%, permettant aux cellules de retrouver une oxygénation normale. 24 heures s’écoulent et la nicotine n’est déjà plus présente dans le corps. Respirer devient alors plus facile. Comptez encore 15 jours pour voir le risque d’infarctus chuter de moitié. Au bout de trois mois, le souffle revient tandis que la toux et la fatigue disparaissent.

Le Mois Sans Tabac est souvent le petit coup de pouce nécessaire à l’arrêt du tabac. La solidarité qui en émane entre futurs ex-fumeurs est un soutien indispensable pour beaucoup. Les communautés se retrouvent sur les réseaux sociaux, par région et l’entraide y est omniprésente. Vous  y notez vos réussites et vos jours sans tabac gagnés mais partagez aussi vos craintes et vos faiblesses. De plus, les kits distribués gratuitement durant tout ce mois de Novembre dispensent de bons conseils pratiques à appliquer au quotidien. Un mois sans fumer, c’est se donner 5 fois plus de chances d’arrêter définitivement. Cependant, n’hésitez pas à contacter un professionnel de la santé afin d’établir avec lui le plan d’attaque pour vous donner toutes les chances de réussite. Pour chaque individu il existe une façon de procéder.

Témoignage d’une ancienne fumeuse

Marie-Françoise Casanova, originaire de Marchaux dans le Doubs, a 67 ans et plus de 50 ans de tabagisme à son actif. “J’ai commencé à l’âge de 14 ans, avoue-t-elle. J’ai essayé plusieurs fois d’arrêter mais à chaque fois, je trouvais une bonne raison pour reprendre : l’éloignement de mon conjoint, le stress, …Il me manquait ce fameux déclic, cette véritable volonté d’arrêter.” Car le problème est bien là : sans volonté, on ne va pas bien loin. Ce fameux déclic est indispensable à la bonne marche de l’arrêt. “C’est en voyant le prix des paquets de cigarettes que j’ai compris qu’il fallait que cela cesse. En définitive, je n’avais plus les moyens de fumer. Imaginez donc, je fumais 15 cigarettes par jour. Cela me revenait à près de 2000€ par an. J’ai donc arrêté avec l’aide de mon médecin et de substituts nicotiniques. J’étais vraiment prête et du coup, cela a été assez facile.” Pour Marie-Françoise, qui a stoppé le tabac en novembre 2017, arrêter de fumer a été une délivrance. Elle a retrouvé l’odorat et le goût. Cependant, un effet secondaire de l’arrêt l’a rattrapée, annihilant en partie les bénéfices sur le souffle : “En un an, j’ai pris 15 kilos ! Ce surpoids m’empêche de profiter des bienfaits de l’arrêt du tabac. Si je devais donner un seul conseil, c’est de se faire aider par un nutritionniste parallèlement à l’arrêt.”

La prise de poids après l’arrêt n’est pas systématique et peut être contrecarrée si l’on s’y prépare en amont. Noter ses repas sur trois jours, vérifier avec un professionnel que son alimentation est adaptée et rectifier le cas échéant. N’oubliez pas de pratiquer une activité physique régulière. Une demi-heure de marche par jour suffisent à entretenir son capital santé.

Ce mois de novembre est donc l’occasion rêvée pour en finir avec le tabac. Pour plus de renseignements, rendez-vous sur le site « tabac info service » ou contactez le 3989.