Le niveau d’eau inquiète déjà

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Les images du Doubs disparu sont encore dans toutes les mémoires.

Tout le monde a encore en mémoire les longs mois de sécheresse de l’an dernier. Jusqu’à l’automne, la situation a été critique pour beaucoup de communes du Pays Horloger. Le Printemps est à peine là que déjà, le spectre d’une nouvelle année délicate est bien présent.

De mi-juin à septembre, l’année 2018 a été exceptionnelle selon les termes mêmes des spécialistes avec de fortes chaleurs et très peu de précipitations sur cette longue période. Le Doubs avait petit à petit déserté son lit et des mesures drastiques de restriction de l’usage de l’eau ont été prises alors par la Préfecture. Une crise qui a même obligé certaines communes à recourir à des camions citernes pour assurer l’alimentation en eau de la population. Exceptionnelle, la situation l’était donc mais au vu de la situation de ce début d’année 2019, elle pourrait bien se répéter dans les semaines à venir… Les nappes phréatiques souffrent en effet d’ores et déjà d’un important déficit dû à un manque de précipitations durant les mois d’hiver. L’équivalent de deux mois perdus, or, les prévisionnistes estiment que les mois à venir ne viendront pas combler ce manque avec très peu d’eau tombée du ciel ce printemps et cet été…

A cela s’ajoutent une consommation en eau qui n’a cessé de croitre ces dernières années du fait d’une population en constante augmentation et aussi de nouveaux modes de vie. L’équation s’annonce donc de plus en plus difficile à résoudre pour les élus qui ont en charge cette lourde responsabilité. Et on ne peut que rappeler la crainte évoquée par l’un d’eux après la crise de l’an dernier : « Ce qui me fait peur, c’est le printemps 2019. Il faut absolument qu’il y ait des précipitations ou de la neige. Sinon, on risque d’avoir des problèmes ». On y est !