Le pont de l’Hôpital

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Historiquement, le pont de l'Hôpital a subi bien des affres.

Le pont de l’Hôpital était autrefois appelé Pont Saint-Eloi. Il permettait de franchir le Doubs qui bordait les remparts de la ville. On accédait au pont en passant sous la porte aménagée au rez de chaussée de la tour Saint-Eloi.

Cette tour, détruite en 1737, comprenait une grande porte pour les attelages et une plus petite pour les piétons. Elle était ouverte au premier étage pour pouvoir circuler sur le rempart; le second étage était occupé par un logement , des locaux pour l’horloge et les cloches. D’après des documents d’archives, le Pont de l’Hopital était un ouvrage de fortification doté d’une originalité: plusieurs boutiques y auraient été installées, à l’image de Ponte Vecchio à Florence. Elles ont sûrement disparu dans l’un des nombreux incendies de la ville avant 1736. Le Pont de l’Hôpital aurait également été doté d’un pont-levis remplacé par une arche supplémentaire après son affaissement en 1737. Plus près de nous (le 17 juin 1940), l’explosion du pont de l’hôpital entraîne, entre autres dégâts, l’endommagement d’un grand nombre de fenêtres et la mise hors service de l’appareil frigorifique.
C’est aussi depuis le pont de l’hôpital que l’on peut voir le massif montagneux et boisé du Larmont situé au sud-est de Pontarlier et dont le point culminant est le Grand Taureau (1322 mètres). C’est sur le Larmont qu’ont été construits les forts Mahler et Catinat au XIXe siècle et que furent aménagées les premières pistes de ski de Pontarlier.