Le Rassemblement National renforce ses positions en Bourgogne Franche-Comté

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Géraldine Grangier et Jacques Ricciardetti, têtes de liste du Doubs aux élections régionales entouraient Julien Odoul, chef de file du Rassemblement National au cours de la conférence de presse ce jeudi 16 juin ©YQ

Julien Odoul, la tête de liste du Rassemblement national aux élections régionales tenait une conférence de presse à Besançon ce mercredi 16 mai.

Conférence de presse où peu se pressaient d’être présents. A croire que les scores du parti de Marine Le Pen en région sont plus un danger qu’une chance pour de nombreux médias. Restons objectifs !

Les sondages placent Julien Odoul largement en tête le 20 juin

Le chef de file du Rassemblement National le dit clairement « Marie-Guite Dufay et ses amis de l’entre-deux tours pourraient être élus alors qu’ils ne représentent qu’un tiers des votes. Le seul vote utile est celui du Rassemblement National pour les électeurs des Républicains ». Après 17 ans de gestion socialiste, le Rassemblement National est seul à représenter l’alternance martèle Julien Odoul. « Gilles Platret et sa liste LR-UDI-DLF est incapable de gagner » dit celui qui est crédité de 29% des intentions de vote largement devant la liste du maire de Châlon sur Saône à égalité avec Marie-Guite Dufay avec 21% des intentions.

Pour Julien Odoul, le parti macronien crédité de 16% roule déjà pour Marie-Guite Dufay. « La valse des ministres n’a pas cessé depuis plusieurs semaines pour tenter de grapiller quelques points supplémentaires et se vendre pour quelques places à la présidente sortante ». Ce jeudi 17 juin, Gabriel Attal porte-parole du gouvernement est en meeting à Besançon quand Jean Castex fera une visite impromptue au Creusot en Saône-et-Loire. « Tout l’exécutif élyséen fait clairement campagne contre le Rassemblement National » assure Julien Odoul.

Le Rassemblement National regrette que la campagne ne se déroule pas sur les sujets de fond. Julien Odoul veut remettre la région à l’endroit par une gestion rigoureuse des comptes publics et l’abandon par exemple des politiques qui ne concernent pas la région. Cheval de bataille de Marine Le Pen et ses amis, la protection et la sécurité sont au centre de leur feuille de route. « Dès l’été nous tiendrons des Assises régionales de la sécurité avec tous les acteurs publics et privés de la sécurité pour définir les plans d’action au niveau régional ». A ceux qui prétendent que la sécurité n’est pas l’affaire de la région, Julien Odoul réplique « qu’en matière de transport public, la région Ile de France a mis en place des agents armés dans les trains, et ça marche ». Jacques Ricciardetti, conseiller régional sortant ajoute « il faut une volonté politique, nous l’avons, pour protéger les habitants ». Elu, Julien Odoul souhaite rapidement ramener le montant de la carte grise à un niveau moyen pour l’ensemble de la région à 42€ le cheval-vapeur, un nécessaire retour pour les francs-comtois dont le budget carte grise était passé en 2015 de 37€ à 51€. Il souhaite également baisser la part régionale de TICP (taxe sur les carburants), une économie de 50M€ pour les automobilistes, particulièrement impactés en zone rurale.

Avec le bouclier rural (1€ pour les métropoles = 1€ pour la ruralité), le retour du siège de la Région à Besançon et la déconcentration des services de la région dans les huit départements, Julien Odoul veut être un « Président nomade ».

« Notre ennemi, c’est l’abstention ; une abstention c’est une voix pour Macron » a conclu la tête de liste du Rassemblement National qui demande aux électeurs « Allez voter, quel que soit votre vote, allez voter ! »

A 4 jours du premier tour des Régionales, le parti de Marine Le Pen maintient son avance. Son pari est d’avoir un écart important avec ses poursuivants. La ligne d’arrivée n’est plus loin ! Danger pour les uns, chance pour les autres…ce sont les urnes qui décideront.

Yves Quemeneur