Le tram de Besançon a cinq ans

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les premières rames du tram bisontin le 30 août 2014 sur le pont Battant

Exit les polémiques sur les pavés chinois posés par des ouvriers portugais. Exit les récriminations des commerçants de la boucle qui ont dû subir entre 2012 et 2014 trois années de rues défoncées et de magasins ou restaurants vidés de leurs clients.

Cinq ans après son inauguration le 30 août 2014, ce sont soixante millions de voyageurs qui ont emprunté les voitures turquoise siglées « Henri Fertet », « Victor Hugo », « Vauban » ou encore « Janny d’Hericourt » du nom de 19 célébrités qui ont fait la réputation de la capitale comtoise. Ce joli tram a vite fait oublier qu’il fut construit par une entreprise espagnole quand la Franche-Comté est le berceau d’Alstom…

La plupart des opposants politiques au projet de tram ont, depuis, mis de l’eau dans leur vin même si le versement transport pénalise toujours les entreprises. Depuis cinq ans, la réussite est au rendez-vous dans une ville qui avait abandonné ce mode de transport pendant plus de 60 ans.

Dans sa conférence de presse de rentrée du 28 août 2019, Jean-Louis Fousseret Maire de Besançon et Président de Besançon Métropole envisage l’hypothèse d’augmenter la capacité des rames de 24 à 36 mètres pour répondre à l’attente des voyageurs. Une décision communautaire devrait être prise assez rapidement sur cet investissement indispensable au regard des rames surchargées à certaines heures de la journée.

Le succès du tram bisontin incite les élus « actuels » de la métropole à étendre le réseau à la zone commerciale de Châteaufarine, un dossier sensible qui sera au cœur des projets des élections municipales de 2020.

YQ