L’eau, un bien commun et si précieux

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Le site de Blanchefontaine permet d'alimenter une grande majorité des foyers du plateau de Maiche.

C’est ce que rappelle la communauté de communes du Pays de Maiche (CCPM) qui a tenu à adresser à tous les foyers de son territoire un document rappelant cette importance et au passage entrant dans le détail de ses compétences en la matière.

Sur ce territoire de 43 communes comme partout ailleurs, avant d’arriver au robinet, l’eau parcourt un long chemin, plus ou moins important en fonction du lieu à alimenter et des ressources qui y sont présentes. « 28 ressources en eau, déclarées d’Utilité Publique, sont utilisées sur notre territoire pour assurer l’adduction en Eau. Elles sont captées, traitées, analysées par nos services mais également contrôlées par ceux de l’Agence Régionale de Santé ». La source de Blanchefontaine et le forage de la Planche aux Veaux à Goumois sont les ressources principales et les plus abondantes. Elles alimentent l’ensemble du plateau de Maîche soit 12 000 habitants environ. « D’autres sources sont présentes dans vos villages et sont captées au plus près des consommateurs. Qu’elles n’alimentent que quelques usagers ou plusieurs milliers, elles font toutes l’objet de la même surveillance afin d’assurer un service de qualité dans le respect des normes sanitaires.  Notre but, les protéger, les préserver mais également en découvrir de nouvelles, de qualité, afin de sécuriser votre alimentation ». Les méthodes de traitement de l’eau sont différentes sur le territoire en fonction de la ressource, de sa qualité mais également de la distance que l’eau parcourt dans les canalisations. « En résumé, on peut compter sur notre territoire 69 réservoirs, 14 stations de traitement Ultraviolet, 7 stations de traitement au Chlore, 4 stations de traitement avec recours à la Javellisation, des Interconnexions avec des services extérieurs en achats d’eau et plus de 500 km de réseaux hors linéaire des branchements ».

L’eau potable est ici gérée par un contrat de type affermage par lequel Véolia Eau s’engage à gérer un service public contre une rémunération versée par les usagers via leur la facture d’eau. Le fermier, reverse à la personne publique, la CCPM, une redevance destinée à contribuer aux investissements qu’elle réalise.  « La CCPM et Véolia Eau ont chacun à leur charge des frais de gestion : le financement des ouvrages comme par exemple le renouvellement de réseaux est à la charge de la collectivité tandis que les frais d’exploitation que sont la main d’œuvre ou l’électricité sont à la charge de l’entreprise ».