Les ronces ça pique mais pas que !

Les ronciers sont les plantes mal aimées du grand public

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On aime les mûres sans apprécier le piquant des ronces ©Yorick Ferrez

Les ronciers sont les plantes mal aimées du grand public

Tout juste sont-elles tolérées en août et septembre quand les mûres vont servir à concocter de succulentes confitures. « Les ronces sont même délaissées par les scientifiques », note le Conservatoire botanique national de Franche-Comté.

Les ronces, ces plantes mal aimées du grand public, pourtant utiles à la bio diversité ©Yorick Ferrez

Pourtant, il s’agit d’organismes étonnants, très utiles dans l’écosystème qui les entoure. « Les ronces sont une ressource alimentaire durable pour un grand nombre d’animaux qui se nourrissent des feuilles, du nectar des fleurs ou encore de leurs fruits » précise le Conservatoire botanique. Tout au long de l’année, les feuilles de ronces maintiennent l’humidité du sol et, en hiver, restent une des rares sources de nourriture pour les chevreuils par exemple.

La Conservatoire botanique national de Franche-Comté, la société botanique de Franche-Comté et l’association GREFFE publient un ouvrage consacré à ces végétaux si mal aimés « Le genre Rubus dans le Nord-Est de la France ». Rédigé par Yorick Ferrez, botaniste au Conservatoire botanique national de Franche-Comté et Jean-Marie Royer, Président du GREFFE, cet ouvrage de 362 pages présente 137 espèces de ronces, au travers de descriptions détaillées et de planches d’herbiers.

La mission du Conservatoire botanique de Franche-Comté porte sur toute la nature dans son ensemble, y compris ses représentants les plus communs. L’ouvrage propose un voyage dans ce monde ordinaire d’une nature quelque peu envahissante qui a toute son utilité dans l’écosystème.

Yves Quemeneur

Plus d’infos sur http://cbnfc-ori.org/espace-documentation/ouvrage-rubus-France