Les sapeurs devenus pompiers

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La mission première des sapeurs-pompiers étaient d'éteindre les feux ce qui ne reprénsente plus qu'une petite part de leur activité.

Dans les jours et les semaines qui viennent, les sapeurs-pompiers vont venir frapper à votre porte pour proposer leur calendrier. Zoom sur ces hommes et femmes qui, même si leurs missions ont beaucoup évolué, ont toujours depuis le moyen-âge un ennemi symbolique, le feu.

La proximité a toujours été l’élément fondamental qui a permis de limiter les dégâts ravageurs du feu. Un adage bien connu chez les sapeurs-pompiers rappelle d’ailleurs très justement la propagation exponentielle des flammes : il faut un verre d’eau après une minute, un seau d’eau après deux minutes et une tonne d’eau après trois minutes ! La problématique était donc simple, il fallait être très vite informé d’un départ de feu, d’où la mise en place des postes de gué pour déceler au plus vite les flammes et alerter au son du tocsin ou du clairon les escouades de sapeurs au XVIIème siècle devenues au XIXème siècle dans les villages subdivisions de sapeurs-pompiers, compagnies dans les villes ou même bataillons dans des grandes cités.

Les centaines de casernes que comptaient les communes de la région ne fonctionnaient que sur le principe du volontariat, comme c’est encore le cas aujourd’hui pour 80% des effectifs. Des habitants conscients que leur engagement était indispensable à la sauvegarde des maisons de leur quartier ou de leur village. Dévoués, ils l’étaient incontestablement. Courageux aussi pour actionner parfois des heures durant des pompes à bras venues remplacer des seaux rudimentaires et dérisoires

Échelles, cordes, hachettes, crocs, pics…il fallait également effectuer ce difficile travail de sape (d’où le nom des sapeurs devenus aussi pompiers avec l’apparition des pompes…) pour que le feu ne se propage pas. Eviter tout simplement que le feu ne passe d’une maison à l’autre. Méthode efficace et utilisée aujourd’hui encore pas des soldats (et soldates !) du feu autrement équipés bien sûr, mieux formés certes mais toujours animés des mêmes valeurs de « courage et dévouement », une devise qui a traversé les siècles.

Une histoire à ne pas oublier au moment de les recevoir pour la vente du traditionnel calendrier qui permet à chaque centre de secours de faire vivre l’esprit de corps entre collègues et avec les familles souvent oubliées mais tellement indispensables pour soutenir un tel engagement.