Les smartphones sont-ils mauvais pour la santé ?

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téléphone portable
une étude du CHRU de Besançon sur l'impact des radiofréquences sur les utilisateurs de portables - DR

L’utilisation des technologies de communication mobile est la principale source d’exposition aux radiofréquences. Alors que 94% des Français sont équipés en téléphone mobile, des chercheurs du CHRU de Besançon vont mener une étude clinique sur l’impact des smartphones sur la santé.

 En partenariat avec l’Université de Franche-Comté, le Swiss tropical and public Health Institute de Bâle et Telecom Paris Tech, cette étude franco-suisse intitulée SPUTNIC (Study Panel on Uncoming Technologies to measure Non-Ionizing radiation and Cognition) permettra de mieux connaître les effets de l’exposition quotidienne des utilisateurs de téléphone portable aux radiofréquences.

L’utilisation quotidienne du smartphone a-t-elle un impact sur la mémoire, le sommeil, le bien-être et le rapport aux autres

200 utilisateurs de téléphone mobile seront choisis : 100 résidant à Besançon et 100 résidant à Bâle appartenant à deux groupes d’âge. D’une part, les 20-30 ans qui sont les plus gros utilisateurs du téléphone mobile. D’autre part, les 60-70 ans pour lesquels les éventuels impacts sur la mémoire sont un enjeu important. Il s’agit bien d’analyser la relation entre l’exposition quotidienne aux radiofréquences et la mémoire, le bien-être et la qualité du sommeil.

Une application est installée sur le téléphone de chaque participant à l’étude et les données recueillies à l’aide d’un bracelet connecté en continu tout le temps de l’étude. Ces données sont complétées par un questionnaire en ligne adressé chaque jour évaluant la qualité du sommeil et le bien-être et par des tests psychométriques. Tous les éléments sont collectés via une plateforme Internet. Au-delà, ce sont les capacités cognitives des participants qui sont analysées.

Profil des participants à l’étude

Vous devez utiliser quotidiennement un smartphone (Android exclusivement) et passez au moins cinq appels/semaine. Vous êtes âgés de 20 à 30 ans ou de 60 à 70 ans et habitez Besançon. L’étude est indemnisée à hauteur de 35€ et dure de 10 à 15 jours. Les personnes intéressées peuvent obtenir des informations ou s’inscrire sur sputnic@chu-besancon.fr

La planète est en danger et ils sont des millions dans le monde à s’en inquiéter. Ce sont les mêmes qui ne semblent pas s’inquiéter des dangers du téléphone mobile sur le cerveau humain et l’altération éventuelle dans les relations aux autres. L’étude du CHRU y trouvera peut-être des réponses.

Yves Quemeneur