L’éternelle question de la main d’oeuvre

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Les recrutement d'entreprises suisses en France fait souvent des vagues...

Dans un pays comme la Suisse où le taux de chômage est au plus bas et les salaires souvent multipliés par deux et plus par rapport aux voisins, il n’est pourtant pas toujours évident de trouver de la main d’oeuvre.

La situation de nos voisins et amis helvètes est bien connue depuis des décennies mais sembles toujours s’accroitre. Alors bien entendu, on lorgne de l’autre côté de la frontière et là, forcément, les dents grincent… Dernier épisode en date, un emballage de pain d’habitude utilisé par les agences immobilières principalement, méthode lancée du côté de la Haute-Savoie avec un appel à passer la douane pour faire carrière en Suisse. Les titulaires d’un bas pro, d’un CAP ou d’un BTS étaient visés. Dans le domaine du décolletage surtout.  Les patrons français ont sans doute eu ce jour là bien du mal à avaler leur pain et ont vite réagi : « Si on regarde bien ce tract, on voit qu’il est fait pour aller chercher les étudiants qui sortent de l’école. Mais les efforts de formation sont faits de notre côté de la frontière, avec nos impôts. Aujourd’hui, mon premier frein, c’est l’impossibilité de recruter »
Face à l’argument du salaire, les chefs d’entreprise français ont peu de réponses possibles sinon de mettre l’accent sur la qualité de vie est différente et la protection due aux travailleurs, différentes de chaque côté de la frontière…

Ce nouvel épisode de la difficulté des petits patrons français face à l’ogre industriel suisse ne se passe certes pas dans le Haut-Doubs mais la réalité y est bel et bien la même. C’est d’ailleurs ce qui a poussé l’un d’eux à alerter notre journal pour faire part de ce nouvel exemple et d’une situation similaire pour lui et ses collègues.