Val de Morteau. L’horlogerie suisse entre crise et renouveau

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Ce n'est pas la première crise que traverse le secteur qui s'est toujours relevé.

La Suisse fait ses comptes et craint que cette crise sanitaire ne s’accompagne de lourdes conséquences sur un domaine en particulier : l’horlogerie. Donc une source d’inquiétude aussi côté France.

Pour les spécialistes, l’année 2020 sera sans aucun doute la plus grâce qu’aura connue le fleuron de l’économie helvétique qu’est son horlogerie. Dès le mois de mars en effet, la situation a engendré une chute des volumes de production de près de 50%. Les experts estiment que l’année se terminera par une chute des expropriations d’environ 25%. Pire qu’en 1975 au moment de la crise du quartz et pire aussi qu’en 2009 autre année noire pour l’économie mondiale en général et pour l’horlogerie suisse en particulier.

Tous les segments de prix ont accusé une forte baisse, aussi bien en valeur qu’en nombre de pièces même si une fois encore, le haut de gamme limite la casse. Les poids-lourds du secteur devraient donc s’en sortir sans trop de dégâts, la menace plane sur les marques d’entrée de gamme, celles qui produisent des montres à moins de 1000 francs. Et là, c’est tout un écosystème qui est en danger avec les fabricants de composants et les petits ateliers de sous-traitance. Des consultants avancent que l’horlogerie pourrait perdre avant la fin de l’année 5000 emplois soit près de 10% de ses effectifs.

Un début d’année morose qui s’accompagne aussi par l’annulation du Salon International de la Haute Horlogerie), nouvellement renommé «Watches and Wonders Geneva», porté par la Fondation de la Haute Horlogerie, et par celle du « Baselworld » qui n’aura pas lieu cette année et pas même en 2021.

Le secteur de l’horlogerie suisse semble donc vivre donc une profonde mutation déjà sous-jacente depuis quelques temps. Une crise qui est loin d’être la première et qu’elle entend bien surmonter comme toutes les précédentes pour en sortir encore plus forte.